La vie extraterrestre plus commune que prévu ?

Sommes-nous seuls dans l’Univers ? Cette question taraude l’esprit des Hommes depuis longtemps. Les scientifiques ont multiplié les observations spatiales et les expériences pour tenter de trouver des preuves de l’existence d’une vie extraterrestre, mais en vain.

En dépit de cela, les chercheurs ne se découragent pas et poursuivent leurs recherches. Dans une nouvelle étude publiée dans la revue Nature Astronomy, les scientifiques du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont révélé que la vie extraterrestre serait plus commune que prévu.

Forme de vie extraterrestre

Crédits Pixabay

L’étude de microorganismes leur a permis de découvrir que la vie extraterrestre pouvait se développer dans toutes sortes d’environnements.

Une découverte faite grâce à la culture de microorganismes

Les chercheurs du MIT ont cultivé des microorganismes dans une atmosphère faite entièrement d’hydrogène. Ils ont découvert que certains d’entre eux pouvaient survivre et se développer dans ce type d’atmosphère. C’est notamment le cas de la levure et de la bactérie E. coli.

D’après cette étude, ces microorganismes ont pu se reproduire normalement. Les chercheurs ont toutefois noté un ralentissement dans leur reproduction. Le taux de reproduction de l’E. coli a diminué de moitié. Dans le cas de la levure, la reproduction a été 2,5 fois plus lente. Les scientifiques pensent que cela pourrait être dû au manque d’oxygène.

Une nouvelle piste pour la détection de vie extraterrestre

Si les microorganismes peuvent survivre à une atmosphère faite entièrement d’hydrogène sur Terre, cela pourrait aussi être le cas sur d’autres planètes. Selon les scientifiques, les atmosphères de certaines exoplanètes sont extrêmement riches en hydrogène. Si auparavant, ce genre d’exoplanètes était considéré comme inhabitable, cette nouvelle étude a permis aux chercheurs de réviser leur jugement.

Actuellement, les scientifiques souhaitent étudier de plus près ce type d’atmosphère pour déterminer s’ils peuvent y trouver des traces de vie extraterrestre. Les chercheurs du MIT proposent de suivre la piste des microorganismes connus pour produire des gaz comme le méthane, l’oxyde nitreux, le diméthylsulfure ou encore l’ammoniac. Si l’un de ces gaz est détecté dans les atmosphères des exoplanètes choisies par les chercheurs pour mener leurs observations, cela voudrait dire que la vie extraterrestre existe sur ces planètes.

D’après les chercheurs, la détection de ces gaz serait plus facile sur ces exoplanètes étant donné qu’elles seraient assez denses pour être visible depuis notre planète.