La vie extraterrestre sur les planètes hycéennes ?

La vie extraterrestre ne se trouverait pas nécessairement sur des exoplanètes présentant des conditions similaires à notre Terre. Les mondes hycéens pourraient également en abriter.

La recherche de la vie ailleurs dans la galaxie se base sur ce que nous savons. Notre planète reste la seule connue pour abriter une multitude de formes de vie. Les efforts se concentrent donc sur l’identification de mondes présentant des conditions similaires à la Terre. La recherche porte sur les exoplanètes rocheuses situées à une distance spécifique d’une étoile hôte. Celles-ci doivent avoir une orbite permettant des températures habitables. Cela ne signifie pas que la vie n’existe pas sur des corps célestes — en orbite autour d’une étoile — moins semblables à la planète bleue.

Une exoplanète dans le froid spatial
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Une équipe de chercheurs a identifié une classe d’exoplanètes sur lesquelles il serait possible de trouver la vie. Celles-ci sont recouvertes d’un vaste océan et possèdent une atmosphère riche en hydrogène. Appelés planètes hycéennes, ces mondes lointains sont plus faciles à trouver que les corps rocheux habitables.

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La possibilité d’une vie microbienne aquatique dans le monde hycéen

Près de 4 500 exoplanètes ont été identifiées et confirmées à ce jour dans la galaxie de la Voie lactée. D’après les données du télescope spatial Kepler de la NASA, la plupart d’entre elles sont d’un type que l’on ne trouve pas dans le système solaire.

Les mini-neptunes ont une taille comprise entre 1,6 et 4 fois celle de la Terre, mais sont plus petites que la géante de glace Neptune. Leurs caractéristiques se situent entre celles des planètes rocheuses et celles des planètes gazeuses. Elles possèdent une atmosphère épaisse et riche en hydrogène, comme Neptune, et, hypothétiquement, un océan liquide en dessous. Des recherches antérieures suggéraient que la pression sur ces mondes serait trop élevée pour permettre à la vie de se développer. Cependant, une étude publiée en février 2020 dans The Astrophysical Journal soutient le contraire.

Une équipe de l’Institut d’astronomie de l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni, a analysé la mini-Neptune K2-18b. Les chercheurs ont trouvé une série de conditions dans lesquelles ce monde pourrait, en fait, être habitable. « Certaines des conditions dans les océans de ces mondes pourraient être similaires aux conditions habitables dans les océans de la Terre, c’est-à-dire des températures et des pressions similaires, la présence d’eau liquide et d’énergie solaire », a expliqué Nikku Madhusudhan, un des auteurs de la recherche.

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La vie sur la face cachée des exoplanètes

Madhusudhan et son équipe ont continué leurs travaux afin de définir les paramètres qui permettraient aux mini-Neptunes de soutenir la vie. Les planètes hycéennes sélectionnées dans la nouvelle étude peuvent avoir jusqu’à 2,6 fois la taille de la Terre et jusqu’à 10 fois la masse terrestre. Si elles sont suffisamment proches d’une étoile hôte, des organismes vivants pourraient survivre sur la face cachée, loin de la chaleur et des radiations.

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