La ville de Pompéi fait de nouveau parler d’elle avec la découverte d’une magnifique fresque représentant des gladiateurs

Ignorée depuis un bon bout de temps, Pompéi, la ville antique située en Campanie (Italie), impressionne de nouveau le monde, et plus particulièrement les archéologues et eux qui s’intéressent à l’histoire par une nouvelle découverte archéologique.

En effet, vendredi dernier, le ministre italien de la Culture Dario Franceschini a officiellement déclaré la découverte d’une fresque illustrant des gladiateurs en plein combat, dans une taverne que les experts pensent être un ancien lieu de spectacle.

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En se basant sur l’escalier en bois visible d’en haut, les spécialistes pensent que la taverne dont le mur a été décoré de cette fresque se trouvait dans le sous-sol d’une pièce occupée, soit par les propriétaires, soit par des prostituées.

Le combat haut en couleur entre un mirmillon et un thraex

Avec ses 1,12 mètre de large et 1,5 mètre de longueur, la fresque représente 2 gladiateurs : l’un parait en peine forme avec son bouclier et son épée en mains. Selon les experts, c’est un combattant « mirmillon », un gladiateur reconnaissable à son bouclier et à sa courte épée.

L’autre quant à lui, à genoux et gravement blessé au niveau de la poitrine et du poignet, semble être battu et implore la pitié de son adversaire. Le bouclier au sol indique qu’il s’agit cette fois d’un Thraex.

Mais malgré la clarté de la représentation (avec de belles couleurs rouge, bleue et dorée) et l’interprétation que l’on puisse faire, le directeur du site archéologique de Pompéi Massimo Osanna, a déclaré qu’ils n’ont pas pu déterminer la fin de la bataille.

Néanmoins, la mise en valeur des blessures est, toujours selon lui : « particulièrement intéressante. »

Pompéi, la ville aux mille trésors ensevelis

La nouvelle fresque a été découverte au cours des travaux de sécurisation ayant eu lieu dans un quartier qui, si on ne parle que de l’année dernière, a fait l’objet de plusieurs découvertes archéologiques.

Citons par exemple celle qui a permis de révéler la date exacte de la destruction de la ville par le Vésuve (après le 17 octobre 79 après J.-C. au lieu du 24 août), ou encore la découverte d’un squelette de survivant de l’éruption initiale du même volcan.

En fait, si le Colisée est aujourd’hui le site touristique le plus visité en Italie, Pompéi en est le second avec plus de 3 millions de touristes l’année dernière. Franceschini, le ministre de la Culture rajoute que Pompéi est : « une mine inépuisable de recherche et de connaissance pour les archéologues d’aujourd’hui et de demain.»