La volonté de Google de percer le marché chinois fait polémique

Google a été bloqué en Chine à partir de 2010, mais le géant IT a de nombreuses fois tenté de reconquérir d’un des plus grands marchés au monde. Maintenant que la demande de Google est examinée par le gouvernement chinois, des législateurs américains, des groupes de défense des droits de l’homme et plusieurs employés font pression sur l’entreprise.

Le 13 septembre 2018, un groupe bipartite de 16 législateurs américains ont ainsi fait parvenir une lettre à Alphabet Inc. dans laquelle ils demandaient si la firme de Mountain View allait se conformer aux politiques de censure et de surveillance Internet de la Chine pour réintégrer ce marché.

Cette question demandait directement à Google si l’entreprise comptait veiller à ce que les citoyens chinois et étrangers ne soient ni surveillés ni ciblés par ses services.

Cette interrogation a eu pour effet de mettre la pression sur l’entreprise sur les précautions qu’elle devrait prendre pour protéger la sécurité de ses utilisateurs.

Des salariés démissionnent

Plus de 1 000 salariés de Google, six sénateurs américains et au moins quatorze organisations de défense des droits de l’homme ont fait part de leur inquiétude à la société sur son projet de réintégrer le marché chinois.

Jack Poulson, ancien chercheur chez Google, a déclaré qu’il avait quitté l’entreprise depuis 2016, car il estimait que Google ne tenait pas son engagement envers les normes de droits humains au moment de la conception de l’application de recherche.

Selon l’ex-employé de Google, tout le monde ignore encore si les dirigeants de l’entreprise accepteront ou non les conditions des dirigeants chinois si ces derniers lui redonnent accès à leur territoire.

Par ailleurs, une poignée de salariés ont décidé de suivre les pas de Jack Poulson en donnant leur démission.

Google fait la sourde oreille

Le moteur de recherche a refusé de commenter directement la lettre des législateurs et la démission de ses employés. Google s’est contenté de publier un communiqué de presse, un communiqué indiquant son souhait d’aider les utilisateurs chinois depuis de nombreuses années. De plus, la société a décrit son projet chinois comme un lancement exploratoire.

Le républicain et chef de la majorité Kevin McCarthy a déclaré le 11 septembre 2018 que Google serait invité à répondre à un certain nombre de questions, notamment sur la confidentialité, lorsqu’il se présentera devant un panel du Sénat le 26 septembre 2018.

Kevin McCarthy a également affirmé sur Twitter que Google devra répondre du fait qu’il a travaillé avec la Chine et la Russie sur la censure alors qu’il refuse de conclure un accord technologique avec le département américain de la défense.

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