L’accord de Paris est presque irréalisable

L’humanité n’a jamais vraiment mesuré l’impact de ses œuvres sur son environnement et sur les autres espèces vivantes. Tout le monde est désormais rattrapé par le problème du réchauffement climatique. La communauté internationale a alors scellé l’accord de Paris, en 2015, pour essayer d’empêcher les dégradations notables qui devront survenir dans un futur proche.

Cet accord prévoit plusieurs dispositions et il est question entre autres de limiter le réchauffement climatique à 2°C ou, mieux, à 1,5°C. Pourtant, nous sommes aujourd’hui très loin du compte.

Eau Terre

En effet, des études scientifiques ont donné des probabilités très alarmantes. Le revirement soudain reste plus ou moins utopique. Le problème vient principalement de notre consommation d’énergies fossiles en grande partie.

Les résultats des calculs

La population continue de croître et en parallèle la consommation d’énergie. Des chercheurs américains ont donc mené une étude poussée en se basant sur ces données.

Ils ont notamment pris en compte l’exploitation des énergies fossiles, en intégrant les marges relatives aux efforts de basculement vers les énergies renouvelables. Les calculs ont débouché sur une indication sur l’intensité du carbone émis.

Ils ont pu en déduire ensuite une valeur médiane de 3,2°C pour la hausse de la température. Au minimum, nous aurons donc une augmentation de 2°C, avec 5 % de possibilité de l’atteindre. Cette hausse, toujours selon eux, pourrait malheureusement atteindre les 4,9°C si l’on ne réagit pas assez vite.

La seule solution possible

Il faudrait donc baisser très rapidement ces émissions de carbone pour éviter le pire, ou plus exactement, descendre aussi bas que dans le passé.

Ce qui équivaudrait à descendre d’ici 2050 de 40 à 70 % du niveau de l’effet de serre de 2010. C’est le GIEC, un groupe d’experts internationaux spécialistes du climat qui en fait la recommandation.

Pour ne rien arranger, la population mondiale devrait logiquement atteindre les 7,5 milliards d’individus en 2100 selon les Nations Unies. Une prise de conscience mondiale est donc nécessaire. Le seul moyen d’éviter le pire consisterait en effet à mettre en oeuvre un basculement immédiat et collectif vers les énergies renouvelables.

Reste que cette étude ne tombe pas au meilleur moment puisque les États-Unis ont fait le choix de se retirer des accords de Paris le mois dernier.

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