L’ainé d’une fratrie est-il réellement plus intelligent que ses frères et sœurs ?

Savez-vous que les derniers enfants qui sont, en général, les plus dorlotés par les parents ne sont pas les plus intelligents ? Selon une étude scientifique menée par des économistes, les aînés d’une fratrie seraient plus habiles et pourvus de potentiels. 

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Les auteurs de l’enquête justifient cette différence de niveau intellectuel notamment par le degré d’implication des parents dans l’éducation des enfants.

Ordre de naissance et intelligence : un rapport d’influence ?

La question de l’intelligence au sein d’une fratrie est l’un des sujets qui divisent profondément l’opinion publique. Si selon de nombreuses croyances les cadets sont plus intelligents et les plus désirés par les parents, une étude scientifique prouve le contraire. Publiée en 2017 au sein du Journal Human of Ressources, les aînés et les aînées auraient des cerveaux plus développés.

Pour effectuer leurs recherches, un groupe d’économiste de l’Université d’Édimbourg et de Sydney s’est basé sur les rapports du Bureau of Labor Statistics. Cette dernière compile des données sur une population de 5 000 Américains âgés entre 14 et 21 ans, interrogés sur plusieurs années.

Elles se basent entre autres sur le niveau d’étude, leur situation professionnelle et leur salaire. Au terme des analystes, ils arrivent à la conclusion que les aînés réussissaient mieux les tests cognitifs que leurs frères.

Qu’est-ce qui justifie l’intelligence des enfants aînés ?

Selon les auteurs de l’étude, cette différence de niveau d’intelligence est la cause d’un changement radical de parentalité. Lorsqu’ils obtiennent leurs premiers enfants, les parents ont l’intention de mieux faire. Ils s’impliquent donc davantage dans l’éducation de leurs aînés si bien qu’ils ont une meilleure interaction avec eux.

Chaque fois qu’un nouvel enfant s’ajoute à la fratrie, ils se détendent et relâchent la pression qui autrefois était importante. À un moment de l’histoire, les aînés avaient été les uniques enfants de leurs parents. Ils étaient donc au centre de toutes les attentions et de tous les regards, que ce soit en famille ou dans le voisinage.

Cette ambiance particulière aurait donc influencé leur activité cérébrale du moment où ils sont soumis à beaucoup de pressions. Aussi faut-il noter qu’ils ont été précocement éduqués comme à prendre la relève des parents en leurs absences. Très tôt, ils prennent déjà soin de leurs frères tel un ange gardien.

Que dit l’étude à propos des enfants cadets ?

Toujours selon les conclusions de l’étude, il ressort que les parents s’impliquent moins dans l’éducation des cadets. Étant donné qu’ils ont plus d’enfants et beaucoup de charges à assumer, ils ont tendance à s’investir plus dans d’autres domaines. À titre indicatif, les recherches montrent que les parents lisent moins les histoires et traitent bien moins d’exercices avec les cadets.

Notez toutefois que cette étude ne note pas une grande répercussion sur la personnalité des derniers-nés. Nonobstant, il faut dire que cela impacte significativement leurs activités cognitives face à différentes situations. Comprenez qu’ils sont à une position qui favorise bien moins le développement de leur cerveau. Pour conclure, l’étude note que l’implication des parents dans l’éducation des enfants est un facteur qui influence leurs destinées.