L’Air Force a arrêté d’utiliser les disquettes de 8 pouces avec le système de contrôle de lancement de missiles

En 2014, 60 Minutes de CBS publiait une anecdote technologique bien connue du monde de la défense. Il s’agissait du fait que les disquettes de 8 pouces étaient toujours utilisées par l’US Air Force pour stocker des données critiques  nécessaires au lancement des missiles balistiques intercontinentales.

Le système était appelé Strategic Air Command Digital Network (SACDIN), et avait comme support des ordinateurs IBM Series/1 installés sur les sites de missiles Minuteman II dans les années 60 et 70.

Un tas de disquettes

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Actuellement, les disquettes ne sont plus utilisées, même si à l’époque, l’Air Force avait déclaré que cette technologie ancienne offrait l’avantage d’une cybersécurité élevée. Depuis, le service a procédé à une mise à niveau du système qui s’appelle aujourd’hui SACCS ou Strategic Automated Command and Control System.

Les disquettes ont ainsi été remplacées par une « solution de stockage numérique à semi-conducteurs hautement sécurisée », comme l’indique le lieutenant-colonel Jason Rossi commandant le 59e escadron de communications stratégiques de l’Air Force.

D’autres mises à niveau effectuées ?

Jusqu’ici, les ordinateurs IBM Series/1 continuent d’être utilisés, en partie grâce à leur fiabilité et à la sécurité qu’ils offrent. A part cela, on ne sait pas si d’autres mises à niveau ont été effectuées pour moderniser le système.

Des responsables de l’Air Force ont reconnu que des mises à niveau du réseau ont amélioré la vitesse et la capacité des systèmes de communication du SACCS. Aussi, un rapport du Government Accountability Office publié en 2016 a indiqué que l’armée de l’air projetait de mettre à jour certains systèmes comme les modules de stockage de données, les processeurs d’expansion de port, ou encore les terminaux portables avant la fin de l’année fiscale 2017.

Les inconvénients du nouveau système

Le SACCS, bien qu’il soit fiable, présente quand même certains inconvénients. Il est en effet très coûteux et difficile à réparer en cas de panne. Selon les informations, il n’existe pas de pièces de rechange, donc tous les composants doivent être réparés, ce qui peut nécessiter des heures de travail.

Les employés civils de l’US Air Force avec des années d’expérience dans le domaine des réparations électroniques s’occupent généralement de cette tâche. Toutefois, le code qui exécute le système est écrit par des programmeurs de l’armée de l’air.

Il est vrai qu’actuellement, c’est de plus en plus compliqué de protéger les réseaux informatiques à cause des hackers qui deviennent de plus en plus doués. Il n’est pas surprenant que les agences gouvernementales de grande envergure comme l’Air Force continuent à utiliser des technologies « plus anciennes » qui sont difficiles à pirater. Toutefois, des mises à niveau sont quelques fois nécessaires afin d’améliorer certains paramètres comme la vitesse et la capacité de stockage du système.

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