L’analyse des données de Gaia a permis aux astronomes de découvrir une nouvelle pouponnière d’étoiles dans notre Voie lactée

Grâce à l’analyse des données d’observations de la sonde Gaia de l’ESA, une grande découverte a pu être effectuée. D’après les spécialistes en astronomie, on a ainsi mis la main sur une très grande formation gazeuse que les chercheurs considèrent comme étant une importante pépinière d’étoile dans notre Voie lactée.

Les astronomes à l’origine de cette découverte sont issus de l’Université de Harvard. Et en hommage au Radcliffe Institute for Advanced Study, la base d’attache de la coopération qui a conduit à cette découverte, cette pouponnière d’étoiles a été baptisée la « vague de Radcliffe ».

Crédits Pixabay

La vague de Radcliffe se présente comme une grande structure gazeuse constituée d’éléments présidant à la formation de futures étoiles de notre galaxie. Cette structure en forme de ruban ondulé est en fait un vaste champ où des bourgeons d’étoiles interconnectés foisonnent.

Une découverte remarquable dans le domaine de l’astronomie

Depuis 150 ans, jusqu’à cette découverte publiée dans la revue Nature le 7 janvier dernier, notre vision concernant les pépinières stellaires était absolument différente.

L’étude qui a abouti à cette découverte a été permise grâce à l’Agence spatiale européenne et son télescope spatial Gaia. Ce dernier a été lancé en 2013 dans le but de récolter des données précises, comme la position ou le mouvement des étoiles afin de produire une cartographie stellaire en trois dimensions de notre galaxie.

Grâce aux données extrêmement détaillées que Gaia a fournies, l’élaboration d’une carte 3D de la matière stellaire dans la Voie lactée a pu ainsi être réalisée. Grâce à cette carte, les astronomes ont pu remarquer un signe particulier dans le bras spiral dans lequel la Terre se trouve.

À travers, une longue et mince structure d’une forme ondulée d’environ 9 000 années-lumière de long et 400 années-lumière de large a pu être découverte. Cette structure dispose également d’une crête de 500 années-lumière en dessus comme en dessous du plan médian du disque de notre galaxie. À l’intérieur, la présence de nombreuses pépinières stellaire jusqu’auparavant considérée comme étant la « Ceinture de Gould » a pu être observée.

Les astronomes n’en reviennent toujours pas

Alyssa Goodman, professeur d’astronomie à l’Université de Harvard, a déclaré qu’aucun astronome n’aurait pu supposer que nous vivions aussi près d’une « collection de gaz ondulatoire ». Avec son chercheur associé, Robert Wheeler Wilson, ils insistent sur le choc qu’ils ont eu en observant la carte 3D élaborée grâce à Gaia.

Quant à João Alves, professeur d’astrophysique stellaire à l’Université de Vienne et chercheur associé à Radcliffe, il n’en est également pas moins étonné de la présence si proche de la plus grande structure de gaz de la galaxie.

Ce dernier souligne le fait que cela était tout le temps sous nos yeux sans que l’on s’en rende compte.

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