L’Arabie saoudite nie toute implication dans le différend entre Jeff Bezos et AMI

Jeff Bezos, le PDG d’Amazon a accusé la semaine dernière American Media Inc (AMI) de le faire chanter avec des photos intimes. Ce n’est pas tout, le chef d’entreprise a également laissé entendre que l’Arabie saoudite pourrait être impliquée dans la diffusion de ses messages personnels avec Lauren Sanchez.

En effet, en janvier 2019, le tabloïd National Enquirer, propriété d’AMI, a publié une série de messages personnels entre Bezos et Sanchez.

Lors de sa déclaration, Bezos a également affirmé qu’AMI l’avait menacé diffuser les photos intimes du couple à moins que le PDG d’Amazon n’abandonne l’enquête qu’il mène actuellement sur l’origine de la fuite des messages personnels.

De plus, AMI a exigé du chef d’entreprise qu’il arrête d’affirmer que ce dernier a une « motivation politique » ou qu’il est influencé par des politiciens. Toutefois, selon Jeff Bezos, le PDG d’AMI, David Pecker, a des relations avec l’Arabie Saoudite. Or, David Pecker est également un proche associé du président américain actuel, Donald Trump.

« Nous n’avons rien à voir avec ça »

Le ministère des Affaires étrangères de l’Arabie saoudite n’a pas tardé à réagir face à l’hypothèse du dirigeant d’Amazon.

Son représentant, Adel al-Jubier, affirme ainsi lors de l’émission « Face the Nation » de CBS que l’Arabie saoudite n’est impliquée en rien dans le différend entre Jeff Bezos et AMI.

Il a déclaré que pour lui, la situation entre les deux parties semble être un feuilleton. Al-Jubier a déclaré avoir suivi l’affaire à la télévision et dans le journal. Toutefois, il affirme que « c’est quelque chose entre les deux parties. Nous n’avons rien à voir avec ça ».

Une hypothèse à ne pas écarter

Pour information, Bezos n’a pas explicitement accusé l’Arabie saoudite d’être impliquée dans les fuites. Néanmoins, il a souligné qu’il existait une connexion entre AMI, Pecker, Trump et l’Arabie saoudite.

Or, Bezos est aussi le propriétaire du Washington Post. Le journal avait publié de nombreux articles concernant le meurtre du prince héritier Mohammed bin Salman et celui du dissident saoudien, Jamal Khashoggi. Ce dernier avait écrit des articles controversés sur bin Salman, juste avant son assassinat survenu en octobre 2018.

Bien que l’enquête ait conclu que le prince héritier avait ordonné le meurtre, Trump avait minimisé, et même contesté l’implication du prince héritier.