L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il aurait une incidence sur l’espérance de vie

Il paraît que l’argent ne fait pas le bonheur. C’est sans doute vrai mais il aurait visiblement une incidence sur notre espérance de vie, du moins d’après une étude menée par plusieurs chercheurs travaillant pour la Cass Business School. Le pire reste d’ailleurs à venir car les écarts entre les classes auraient tendance à se creuser au fil des années.

L’égalité n’est qu’un mythe et cela vaut aussi pour l’espérance de vie des individus. Elle dépend de nombreuses variables, bien entendu, mais on observe des écarts très significatifs et c’est précisément ce que révèle cette nouvelle étude.

Etude argent

L’argent n’a pas uniquement une incidence sur notre manière de vivre ou même sur notre pouvoir d’achat.

Une étude dont les résultats ont été publiés un peu plus tôt dans la semaine.

L’égalité n’est qu’un mythe

D’après les analyses faites par ces chercheurs, les hommes et les femmes ne seraient pas logés à la même enseigne.

L’espérance de vie de ces messieurs seraient ainsi comprise entre 62,4 et 95,7 ans, avec un écart situé autour des 33 ans. Les dames s’en tirent un peu mieux pour leur part avec une espérance de vie comprise entre 67,3 et 98,2 ans, soit un écart d’une trentaine d’années.

Cet écart s’est montré très fluctuant au fil des années… et des siècles. En 1879, par exemple, les hommes vivaient habituellement entre 39,7 et 84,6 ans, soit un écart de presque 45 ans. La situation s’est nettement améliorée à partir des années 80 puisque les hommes vivaient alors entre 56,6 et 89,8 ans.

Même tendance du côté des femmes bien entendu puisque ces dernières vivaient entre 40,6 et 86,6 ans en 1879 et entre 61,2 et 94,4 ans en 1980. On remarque d’ailleurs que l’espérance de vie a considérablement augmenté depuis lors. Les écarts aussi.

Les Mayhew et David Smith ont été très interpelés par ces résultats et ils ont donc décidé d’approfondir leurs recherches en s’appuyant sur la Human Mortality Database afin de déterminer l’origine de ces écarts. Là, ils se sont rendus compte que tout n’était pas une simple question de génétique.

Les inégalités se sont creusées ces dernières années

En croisant leurs données, ils ont en effet déterminé que les personnes les plus aisées vivaient généralement plus longtemps que les gens dans le besoin. Pourquoi ?

Tout simplement parce qu’ils ont un accès facilité aux soins et ils ont aussi tendance à être moins portés sur la cigarette, l’alcool ou encore la malbouffe.

Les conclusions de cette étude ne devraient pas surprendre grand monde, bien sûr, mais elles prouvent finalement deux choses : les inégalités se sont creusées depuis les années 80 et ces dernières n’ont pas seulement un impact sur notre manière de vivre ou même sur l’état de notre pouvoir d’achat.

Notez tout de même que les chercheurs à l’origine de cette étude se sont surtout concentrés sur le Royaume-Uni. Ces résultats peuvent être très différent d’un pays à l’autre.

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