L’armée américaine a récemment procédé au test d’un missile hypersonique

Le 19 mars dernier, l’US Navy et l’US Army ont procédé au test d’un engin en vol hypersonique sur le site du Kauai Test Facility (KTF) à Hawaï. Pour information, ce site fait office de banc d’essai pour différentes missions pour le compte de l’armée américaine, allant de la recherche, en passant par le développement et le test de missiles.

Pour en revenir au sujet du missile hypersonique récemment testé, cette opération a été menée par l’armée américaine de concert avec l’entreprise Sandia, une société prestataire spécialisée dans la conception et la fabrication de technologies de pointe en matière de systèmes hypersoniques.

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En effet, l’armée américaine, à travers plusieurs agences du Département de la défense, a signé un protocole d’accord avec Sandia pour la conception d’un « corps de glissement hypersonique », en vue de son développement et de sa production au niveau industriel. Et ce test va servir au développement de la technologie hypersonique du Département de la défense.

Une technologie de pointe destinée à outrepasser les boucliers antimissiles

Pour la précision, les missiles hypersoniques, pouvant faire partie des armes conventionnelles, sont des engins capables de se déplacer à une vitesse au moins supérieure à Mach 5, soit 5 fois plus rapide que la vitesse du son (environ 340 m/s).

Ce qui rend ce type d’armement très intéressant d’un point de vue militaire, c’est sa capacité à se déplacer sur de longues distances à vitesse élevée, pour atteindre une cible en un temps record.

De plus, leur vélocité et leur système de guidage à distance leur permettent virtuellement d’échapper à toute tentative d’interception et d’ainsi éviter les systèmes de défense comme les boucliers antimissiles.

Une course entre la Russie et les autres pays pour la technologie hypersonique

En parlant du test récemment effectué, Mike Burns, responsable des programmes de sécurité nationale de Sandia s’est dit « très fier des contributions apportées » à cette opération « remercie le DOD et la National Nuclear Security Administration de l’opportunité de continuer à contribuer à l’équipe nationale des systèmes hypersoniques ».

Ceci étant, les États-Unis et l’Europe sont encore à la traîne face à la Russie en ce qui concerne la technologie hypersonique. En effet, avec la mise en service de ses premiers missiles hypersoniques Avangard fin 2019, tout de même capables d’atteindre Mach 27 et filant à Mach 20 en vitesse de croisière pour une portée de 4.000 km, la Russie s’est vanté d’avoir une « arme absolue quasiment invincible ».

Raison de plus pour passer à la vitesse supérieure, semble-t-il, car aux dernières nouvelles, les missiles hypersoniques américains devraient être opérationnels en 2025, tandis que la France entend procéder aux tests du même acabit en 2021 si le calendrier ne bouge pas.

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