Le Anne Franck Center a demandé à Facebook de supprimer plusieurs pages négationnistes

Depuis le début de l’année 2018, Facebook est au cœur des discussions pour de multiples raisons. Cette fois-ci, c’est parce que le réseau social fait l’objet d’une pétition qui a été lancée par le Anne Frank Center pour qu’il supprime les pages négationnistes de sa plateforme. D’après le centre, ces pages tendent à propager des informations erronées et incitent à la haine et à l’antisémitisme.

Les auteurs de la pétition qui circule actuellement sur le web ont déclaré qu’il y avait une différence entre offrir une « plateforme de liberté d’expression et publier intentionnellement de fausses informations et des mensonges. »

Les pages négationnistes présentes sur Facebook font circuler l’idée selon laquelle l’Holocauste n’aurait jamais existé.

Les fakes news hors de contrôle sur Facebook

Depuis de nombreux mois, Facebook essaye de gérer autant qu’il le peut la propagation de fausses informations sur sa plateforme, mais en vain. Les fake news continuent à se propager sur le réseau social.

En ce qui concerne le débat sur les négationnistes, Mark Zuckerberg a déclaré qu’il ne pensait pas que ces derniers « se trompent intentionnellement. » Le patron de Facebook avait expliqué en fin juillet 2018 qu’il ne supprimerait pas automatiquement les posts négationnistes de la Shoah sur son réseau social.

Les spécialistes proposent des initiatives

Des spécialistes de la Shoah ont demandé une rencontre avec Mark Zuckerberg à cause de son absence de volonté de supprimer les publications négationnistes. N’ayant pas reçu de réponses, ces experts ont préféré publier une lettre ouverte adressée au PDG de Facebook sur le web. « Facebook ne doit pas permettre à des mensonges complets et profonds sur la Shoah et sur le peuple juif de circuler systématiquement sans entrave. »

Selon eux, « L’antisémitisme virulent est une voie, cela a été prouvé, qui mène de la haine rhétorique aux actions de violence. Les lois sur la liberté d’expression ne sont pas une raison pour ne rien faire. Nous vous offrons des initiatives tangibles, rapides à mettre en œuvre pour que Facebook devienne une partie de la solution. »

Ces initiatives comptent notamment la mise en place de ressources éducatives en langues multiples qui viseront à « s’attaquer à la haine et aux préjugés. » Pour l’instant, Facebook ne s’est pas encore prononcé.

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