Le Bitcoin, c’est aussi un monstre de consommation d’électricité

Depuis quelque temps, le Bitcoin et la surprenante (et continue) hausse de sa valeur font couler beaucoup d’encre. Alors que l’augmentation de la valeur de cet or virtuel retient l’attention de tout le monde, saviez-vous que le Bitcoin est aussi un incroyable dévoreur d’énergie ?

Certes, en produire ne consomme pas autant d’électricité que la plupart de nos appareils électroménagers, mais cela ne l’empêche pas d’être un vrai glouton en matière d’énergie. Et ceci est dû en grande partie au minage. Comprenez par-là l’ensemble des protocoles spécifiques destinés à fabriquer du Bitcoin, ou d’autres cryptomonnaies d’ailleurs.

Crédits Michael Wuensch – Pixabay

En plus d’être un grand consommateur d’énergie, le Bitcoin est également nocif pour notre environnement en raison de l’empreinte écologique du procédé qui permet d’en fabriquer. A noter que parmi les pays qui minent activement du bitcoin, 2 pays sont en pôle position, à savoir la Chine et l’Iran.

À l’instar de sa valeur, l’énergie requise pour miner du BTC augmente

Actuellement, le marché du BTC excède les 1 000 milliards de dollars, pour une valeur de 58 387 $ l’unité. Et si l’on se conforme à la tendance actuelle, la valeur de cette cryptomonnaie continuera à augmenter. II en ira de même pour sa consommation d’énergie, qui est déjà colossale.

En effet, selon les données de la CBECI (Cambridge Bitcoin Electricity Consumption Index), rien qu’en 2021, le procédé d’extraction de BTC devrait nécessiter 128 TWh. Ce qui correspond à 0,6 % de la production mondiale d’électricité. Et parmi les plus grands mineurs de BTC sur Terre, nous avons la Chine et l’Iran.

Le minage de bitcoins demande donc beaucoup d’énergie, et cela nuit à notre planète. En effet, en Chine par exemple, où le minage de BTC est particulièrement intensif dans le nord, utilise du lignite (une roche sédimentaire extrêmement polluante) pour alimenter ses installations de minage en énergie. Et comme vous le savez, ce n’est pas spécialement très bon pour l’environnement.

Il y a (presque) peu d’espoir pour que la situation change

Pour information, avant la dernière flambée de la valeur du BTC, chaque dollar rapporté par cette cryptomonnaie engendrait 49 ¢ de dégâts sur la santé et l’environnement. Et ce, rien qu’aux États-Unis. Soit un peu moins de la moitié de sa valeur, ce qui est loin d’être négligeable.

Depuis sa création, en 2009, par Satoshi Nakamoto, le principe du minage de BTC fut basé sur le principe de la preuve de travail. Pour le Bitcoin et de nombreuses cryptomonnaies, il s’agit de résoudre une sorte de casse-tête mathématique destinée aux ordinateurs. Et plus ces machines sont performantes (pour miner plus rapidement), plus elles consomment de l’énergie.

Ainsi, pour que cette célèbre cryptomonnaie dévore moins d’électricité, il faudra abandonner la méthode de preuve de travail et opter pour un processus moins vorace. Mais vu que ce procédé est l’essence même du concept, son remplacement est fort improbable.

La solution serait donc de se tourner vers l’utilisations des énergies renouvelables, pour le bien de la planète.