Le calendrier maya déjà utilisé depuis 3 400 ans ?

L’archéologue Takeshi Inomata et son équipe ont lancé une nouvelle étude des anciennes agglomérations de l’ouest du Guatemala et le sud du Mexique. Elle a révélé l’existence de 478 complexes mayas cachés. La plupart des structures semblent basées sur un prototype de ville déjà construit vers 1400 ans av. J.-C..

Un ensemble de complexes mayas nouvellement découverts
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L’équipe a utilisé la technologie Lidar, pour « light detection and ranging ». Les résultats de cette approche par détection au laser suggèrent que bon nombre de ces complexes ont été construits en fonction du lever du soleil. Le fait est qu’en astronomie, les Mayas avaient leurs idées bien précises sur la Terre, le mouvement du soleil et les autres planètes.

Ils avaient inventé deux calendriers à l’époque, dont le Tzolk’ in de 260 jours et le Haab de 365 jours. La construction spectaculaire se référait également au nombre 20 qui se trouve être au fondement même des calendriers mayas.

Le chiffre 20 étant la numérotation vigésimale des Mayas

Ces deux calendriers mayas utilisaient des cycles répétitifs de 20 pour compter les jours. Or, Inomata et ses collègues ont découvert que les bâtisseurs des cités utilisaient déjà le même système de comptage. Il paraît même que ces sites mayas nouvellement découverts sont plus récents que le calendrier, car ils dateraient d’il y a 250 ans apr. J.-C.. Il serait donc fort probable que ces cités aient été construites à l’apogée de la civilisation.

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Les célèbres sites olmèques, dont San Lorenzo et Aguada Fénix, ont peut-être aussi utilisé le système de chronométrage basé sur des multiples de 20. En effet, il se pourrait que les calendriers mayas aient déjà été utilisés dans les projets de construction avant 1000 ans av. J.-C..

Encore des mystères à élucider sur les Mayas ?

D’après Inomata, les sites étudiés ont tendance à s’aligner suivant le lever du soleil et son au passage du Zénith. Les archéologues pensent alors que les architectes de l’époque ont probablement effectué leur compte à rebours jusqu’au passage du zénith. Ils auraient sûrement utilisé les notions de temps calendaire de leurs centres-ville.

En outre, les chercheurs ont avancé que les Mayas ont éventuellement influencé les Olmèques dans la construction du grand site de San Lorenzo. Cette cité a connu son apogée entre 1400 et 115 ans av. J.-C.

« Il existe encore plusieurs questions non élucidées sur la chronologie du développement et des fouilles sont encore nécessaires. »

Inomata

En effet, il reste encore une zone non étudiée s’étendant sur 84 516 km².