Le Canada nie avoir partagé des informations sur les appareils de la directrice financière de Huawei avec le FBI

La directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, fait actuellement l’objet de poursuites judiciaires. Elle a été effectivement accusée de fraude bancaire par les États-Unis et a également été accusée d’avoir induit HSBC Holdings en erreur sur les activités de Huawei Technologies en Iran, qui fait actuellement l’objet de sanctions américaines.

Cette haute responsable de Huawei a été arrêtée à l’aéroport international de Vancouver le 1er décembre 2018, à la demande des États-Unis et ses avocats et elle luttent actuellement pour empêcher son procès d’extradition.

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Pour ce faire, Meng et ses avocats ont affirmé, en début du mois d’octobre 2019, que les membres de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont illégalement transmis les informations d’identification sensible sur les appareils électroniques de Meng au FBI.

Meng cherche à prouver que la GRC a violé ses droits

Meng et ses avocats ont récemment saisi le tribunal de la Colombie-Britannique pour demander à consulter les documents concernant l’arrestation de Meng à l’aéroport international de Vancouver.

Si Meng et ses avocats réussissent, en effet, à prouver que l’arrestation était illégale et contrevenait aux droits de Meng, conformément à la Charte canadienne des droits et libertés, alors il serait établi que les responsables canadiens ont abusé de leur autorité et la procédure d’extradition serait interrompue.

Pour le moment, ce procès est prévu se tenir en janvier 2020. Des documents judiciaires datés du jeudi 31 octobre 2019 et dont Reuters a pris connaissance indiquent que le procureur général canadien a déposé huit déclarations sous serment affirmant que le Canada n’a communiqué aucune information sur les dispositifs électroniques de Meng Wanzhou au FBI.

La GRC réfute entièrement les accusations portées contre elle

Un avocat du procureur général du Canada a effectivement déclaré que « l’allégation du demandeur selon laquelle la GRC aurait communiqué ses informations au FBI n’est pas fondée ». Les documents judiciaires attestent également que les membres de la GRC et du FBI s’entretenaient d’informations nécessaires dans le cas une demande de traité d’entraide judiciaire permettant l’échange d’informations dans le but de faire respecter les lois, serait présentée par les États-Unis.

Mais la GRC affirme et souligne dans les affidavits rédigés par les anciens et nouveaux membres du corps de police qu’elle n’a partagé aucune information. Les avocats du procureur général du Canada ajoutent même dans leur lettre que ce non partage des informations de Meng témoignait d’une « tentative de bonne foi » de la GRC pour « veiller à ce que tout partage se fasse dans le respect de la loi ».