Le CERN a mis un terme à son contrat avec Facebook (maj)

Mauvaise nouvelle pour Facebook : l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) a décidé de mettre un terme à son contrat avec le réseau social de Mark Zuckerberg. Le CERN a officialisé sa décision le 28 janvier dernier.

Désormais, l’organisation qui héberge le plus grand accélérateur de particules au monde n’utilisera plus Workplace, la plateforme professionnelle de Facebook. Le CERN était pourtant un client fidèle du service de communication interne de Facebook.

L’organisation a indiqué qu’elle avait pris cette décision, car elle craignait que le géant américain récupère toutes ses données.

Une chose inacceptable pour le CERN

Dans un communiqué publié sur son blog, le CERN a expliqué que Facebook lui avait offert d’utiliser gratuitement Workplace en échange d’un transfert de toutes ses données. Si l’organisation n’acceptait pas ce deal, elle devait donc payer pour avoir accès au service de Facebook alors qu’au départ, elle utilisait Workplace gratuitement.

« La modification du statut du compte Workplace du CERN contraint l’organisation à arrêter l’utilisation de cette plateforme », a expliqué l’organisation. Dans son communiqué, le CERN a fait savoir qu’il s’opposait fermement à l’accord proposé par Facebook en expliquant : « perdre le contrôle de nos données était inacceptable. »

Le CERN refuse de payer

Le CERN a indiqué qu’il refusait, en tant qu’« organisme public », de « payer pour un outil ne faisant pas partie de l’offre de services de base proposés à la communauté du CERN. » Il est à noter que Facebook a annoncé l’arrivée d’un nouveau modèle de tarification en juillet 2019. Malheureusement, cela a signé la fin d’une collaboration de longue date avec le CERN qui a cessé d’utiliser le service depuis le 31 janvier dernier.

Pour ceux qui n’auraient jamais entendu parler de Facebook Workplace, il s’agit d’une variante du réseau social lancée en octobre 2016, destinée aux employés des entreprises qui peuvent l’utiliser en interne. Un millier d’employés du CERN avaient créé un compte Workplace et environ 150 d’entre eux étaient actifs chaque semaine sur la plateforme.

Suite à la décision du CERN, Facebook a déclaré qu’il était « désolé que le CERN ne souhaite plus tester Workplace », et ce, en dépit du fait que « toutes les formules respectent des normes strictes en matière de sécurité et de confidentialité. »

MAJ du 11 février : Facebook nous a contacté afin de faire quelques remarques. De leur point de vue, la publication du CERN était partiellement incorrecte. Voilà le communiqué de la firme :

Les clients de l’offre Essentiel – le niveau gratuit de Workplace – bénéficient des mêmes conditions que nos deux niveaux payants. Dans les trois niveaux de prix (Essentiel, Avancé et Entreprise), Facebook est le responsable du traitement des données, et nos clients sont les responsables du contrôle des données. Dans tous les niveaux de prix de Workplace, nos clients conservent tous les droits, titres et intérêts (y compris les droits de propriété intellectuelle) sur leurs données. Vous pouvez trouver toutes les informations sur nos niveaux de prix ici, et sur nos conditions ici.

Notre offre de sécurité et de confidentialité n’a jamais changé – nous avons toujours les certifications de sécurité standard du secteur SaaS, comme SOC2, SOC3, ISO27001 et ISO27018. Nous offrons également notre technologie gratuitement aux organisations caritatives mondiales, aux établissements d’enseignement et aux organisations de services d’urgence par le biais de notre programme Workplace for Good.

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