Le chef des relations publiques de Netflix viré pour cause d’insultes racistes

Jonathan Friedland, le chef des relations publiques de Netflix vient d’être licencié par Reed Hastings, le CEO de la firme, après avoir employé à plusieurs reprises l’expression « Nigger » (« Nègre » en français), rapporte The Hollywood Reporter. « Son utilisation du ‘mot-N’ à deux reprises, au moins, dans un contexte professionnel, reflète un manque total de [respect] et de délicatesse » écrit notamment Hastings dans un communiqué où il indique avoir pris la décision de « laisser partir » Friedland.

Par deux fois au cours de ces derniers mois, le chef des RP de Netflix se serait laissé aller à l’emploi de ce terme. La première au cours d’un meeting avec le service des relations publiques, portant justement sur l’usage de termes offensants ; la seconde lors d’un échange avec des employés afro-américains des ressources humaines. Deux dérapages successifs ayant fait l’objet de rapports d’incidents par plusieurs personnes.

Le CEO de Netflix, Reed Hastings, a licencié Jonathan Friedland, le chef des relations publiques de la firme, pour cause d’insultes racistes répétées. L’intéressé avait pour habitude d’utiliser le terme « Nigger ».

Si la gronde aura finalement poussé Reed Hastings à sévir, le CEO de la firme estime avoir manqué de fermeté à l’égard de Jonathan Friedland lors de sa première incartade. Il s’en repent et explique avoir « intellectualisé ou minimisé les problèmes raciaux de ce type« . Promis, on ne l’y reprendra plus.

Un ancien chef des relations publiques confus

De son côté, Jonathan Friedland est également dans une posture de mea maxima culpaUne posture qui ne date toutefois pas d’hier. Comme le précise Reed Hastings dans son communiqué (que vous pouvez retrouver en entier au bas de l’article cité en introduction), l’ancien chef des relations publiques avait déjà présenté des excuses pour son comportement, peu après le premier meeting litigieux.

Suite à ce licenciement, The Verge a tenté d’obtenir des précisions de la part de Netflix, qui a préféré renvoyer le média vers les deux tweets publiés dans la foulée par Friedland. L’intéressé s’y confond en excuses : « Les dirigeants doivent être irréprochables et montrer l’exemple. Malheureusement, je n’ai pas tenu compte de [ces valeurs] et j’ai manqué de délicatesse en évoquant les termes injurieux que l’on emploie parfois à des fins comiques« , déclare-t-il avant d’ajouter « Je me sens coupable de la douleur que l’utilisation de ce terme a causée à des employés d’une entreprise que j’aime et dans laquelle je souhaite que tout le monde soit intégré et apprécié ».

Notons que Netflix diffuse justement une série qui traite – entre autres – des injustices et comportements racistes sur un campus américain. Elle se nomme Dear White People et l’on apprenait dernièrement qu’elle profitera bien d’une saison 3.

Crédit illustration : Wikimedia

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