Le co-fondateur de WhatsApp nous encourage à quitter Facebook

C’est un peu la chienlit chez Facebook en ce moment. La firme de Mark Zuckerberg subit les attaques de la presse et d’une part de ses propres utilisateurs après que les données de près de 50 millions d’usagers aient été cédées à un cabinet d’analyse qui œuvrait pour le compte de Donald Trump, lors de la campagne présidentielle de 2016.

L’attaque la plus frontale intervient toutefois aujourd’hui et provient du cofondateur de Whatsapp (filiale de Facebook depuis 2014). L’intéressé estime qu’il est temps de laisser tomber Facebook et l’a fait savoir il y a quelques heures au travers d’un tweet… et d’un hashtag qui n’a rien d’anodin.

Après la cession des données personnelles de 50 millions d’utilisateurs à un cabinet d’analyse qui œuvrait pour la campagne de Donald Trump, et la fronde de certaines personnalités, Facebook semble en difficulté.

Il est temps. #supprimerfacebook” estime Brian Acton dans un bref message reprenant astucieusement la mention “#deletefacebook“. Un hashtag qui se fait de plus en plus fréquent sur Twitter depuis que le scandale évoqué plus haut a éclaté. Il faut dire que la probité du réseau social numéro un en termes d’usage des données personnelles est une fois de plus pointée du doigt. Au point, cette fois, de déstabiliser le géant californien sur le plan boursier essentiellement.

Les actions Facebook en baisse depuis ce weekend

Au-delà du désaveu de certains acteurs du secteur, c’est le grand public qui semble enclin – plus encore que par le passé – à critiquer ouvertement la (mauvaise) gestion que Facebook fait des données de ses utilisateurs, en passant par Twitter notamment.

Un climat très peu favorable à la bonne santé de la firme en bourse. Depuis vendredi, les actions du réseau social ont ainsi tendance à être à la baisse, suffisamment pour que la situation devienne inédite dans l’histoire de Facebook. L’action du géant américain est notamment passée de 185 dollars vendredi à tout juste 168 dollars aujourd’hui.

À noter que sur Twitter, les réactions des internautes sont mitigées. Si certains indiquent être prêts à tourner le dos à Facebook en supprimant leur compte, d’autres avouent volontiers qu’ils auraient bien du mal à s’en passer. À noter que de nombreuses personnes se montrent étonnées par cette psychose subite du grand public, rappelant à juste titre que si un service du gabarit de Facebook est gratuit, c’est qu’il se rémunère – en partie du moins – grâce à l’exploitation des données de ses usagers.

https://twitter.com/tache_de_gras/status/976373377018613762

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