Le conseil de surveillance proposé par Facebook devra faire face à de nombreux défis

Des experts et chercheurs universitaires se sont récemment concertés sur les nouveaux efforts de Facebook en matière de gestion de contenu lors d’une réunion à Singapour.

En effet, le réseau social prévoit d’intégrer des experts externes dans son processus de modération de contenu. Toutefois, les participants à la réunion, qui comprenaient 38 chercheurs universitaires et membres d’organisation à but non lucratif venant de 15 pays asiatiques, se demandent comment ce « comité de surveillance externe » pourrait gérer efficacement les publications sur la plateforme. Ces participants s’interrogent aussi sur les responsables de Facebook et sur la manière dont il sélectionnerait les sujets sur lesquels le conseil pourra intervenir et comment il gèrera les questions relatives à la politique de Facebook.

Selon ces experts, il est nécessaire que ce comité de surveillance puisse non seulement gérer, mais aussi bloquer tout contenu enfreignant les « normes communautaires ». Beaucoup de participants ont déclaré que les politiques de Facebook sont trop souvent laxistes et le sujet des discours de haine a notamment été au centre de la réunion,

Les politiques de Facebook ont été remises en question

Facebook a effectivement été la cible de nombreuses critiques quant à la propagation des discours de haine, d’incitation à la violence et autres contenus controversés sur sa plateforme. C’est le cas, par exemple, de ce qu’il s’est passé au Myanmar où Facebook a été accusé d’encourager les incitations à la violence envers la minorité Rohingya.

De plus, la société avait également essuyé des critiques pour ne pas avoir pris assez de mesures pour défendre la liberté d’expression et de bloquer des comptes d’utilisateurs pour des raisons politiques ou commerciales.

Facebook reste confiant quant à la mise en place de ce conseil

Néanmoins, Facebook nie ces allégations et son PDG, Mark Zuckerberg, a proposé de former un conseil de surveillance indépendant en novembre 2018. Un projet de charte a par la suite été publié en janvier 2019.

Le directeur des affaires mondiales et de la gouvernance de Facebook, Brent Harris, a déclaré lors de l’ouverture de la réunion à Singapour que l’entreprise prévoit de « trouver un moyen de renforcer les procédures régulières et l’équité procédurale ».

Le projet de Facebook est de mettre en place un conseil composé de 40 personnes  qui fonctionne comme une cour d’appel des décisions relatives au contenu. Ce conseil pourra également rendre des décisions contraignantes dans certains cas spécifiques.

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