Le COVID-19 impacte fortement l’industrie japonaise du jeu vidéo

La Computer Entertainment Rating Organization, chargée d’évaluer les jeux vidéo et autres logiciels en classification d’âge au Japon comme le PEGI en France ou ESRB aux États-Unis, vient tout juste d’annoncer un arrêt temporaire de ses services à partir du 7 avril jusqu’au 6 mai prochain en réponse directe aux récentes mesures prises par les autorités japonaises.

Si le gouvernement du Premier ministre Shinzo Abe n’a pas décrété un confinement généralisé comme ses homologues européens, l’état d’urgence est quant à lui bel et bien déclaré et de nombreuses entreprises ont déjà pris les devants en généralisant le télétravail ou en fermant des points de vente.

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Mais dans le cas d’une entreprise comme le CERO qui a la main sur des jeux vidéo avec beaucoup plus d’avance que la presse et les consommateurs, il serait risqué de laisser de tels éléments confidentiels en dehors de leur surveillance comme l’explique indirectement leur communiqué traduit par le site Gematsu :

Étant donné que les évaluateurs se rendent dans nos bureaux pour leurs analyses, il est impossible pour eux et nos équipes de travailler depuis leurs domiciles.

Des délais à prévoir

Si pour la majeure partie des sorties de gros éditeurs soumettent leurs produits largement en amont – jusqu’à cinq mois en avance pour les jeux ayant une sortie en format physique – cette nouvelle risque fortement d’impacter les plus petits développeurs et indépendants qui se retrouvent à devoir subir un délai supplémentaire avant de voir leur jeu distribué en magasin et sur les stores numériques.

La plupart des jeux prévus jusqu’à cet automne ne seraient ainsi pas concernés – mais rien n’est moins sûr pour les sorties hivernales, étant donné qu’il est impossible de mettre un jeu console en vente sans avoir reçu sa classification.

Nintendo aussi paie le prix de la crise sanitaire. Les différentes mesures de confinement faisant exploser les ventes de jeux et surtout de consoles à travers le monde, la firme de Kyoto doit faire face actuellement à de nombreux problèmes de stock en Europe, aux États-Unis, mais surtout au Japon où de premières mesures sont d’ores et déjà prises : aucune console Switch et Switch Lite ne sera livrée aux magasins et aux consommateurs cette semaine à l’exception de ceux qui ont réservé au préalable.