Le désastre des Boeing 737 Max cloués au sol oblige certaines compagnies à utiliser des modèles 737-200 vieux de 30 ans

Avec les Boeing 737 Max toujours cloués au sol après les deux crashs ayant fait des dizaines de morts, les compagnies aériennes essaient tant bien que mal de trouver un moyen de remplacement. En ce moment, les compagnies se tournent vers les autres modèles de 737 disponibles pour combler le vide laissé par les Max.

À court d’idées, certaines compagnies se tournent même vers le 737-200 dont la production a été arrêtée en 1988.

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Le modèle 737-200 est sorti en 1965 et l’exemplaire le plus récent a donc été fabriqué il y a 31 années de cela. Cependant, selon CNBC, les compagnies aériennes sont prêtes à se tourner vers les vieux modèles du moment que cela leur permet d’éviter les annulations de vols.

L’interdiction de vol des 737 Max a vraiment pris de court les entreprises de transport aérien partout dans le monde. Les conséquences de cette situation sont en effet très nombreuses allant de la redirection des passagers à l’annulation de vols.

Un avion d’un autre âge

Selon le consultant en aviation Phil Seymour, les modèles d’avion les plus demandés sont les 737-800. Ils font partie de la gamme des 737 Next Generation de Boeing avec les -600, les -700 et les -900. Les -800 sont actuellement toujours produits, ce qui fait d’eux des avions très prisés des transporteurs aériens.

En ce qui concerne le modèle 737-200, celui-ci n’a plus été utilisé par aucune compagnie américaine depuis un certain temps. La compagnie Southwest Airlines, connue pour sa flotte uniquement composée de 737, a retiré son dernier 737-200 en 2005. Le dernier recensement des avions de ligne a montré que seulement 38 Boeing 737-200 étaient en service dans le monde l’été dernier.

Quelques petits avantages

Parmi les rares compagnies à encore utiliser le modèle -200, il y a Nolinor Aviation qui en opère une dizaine au Canada. La raison pour laquelle cette compagnie continue de l’utiliser malgré ses moteurs à faible dérivation, le rendant moins efficace, est le fait qu’on peut l’équiper avec un « kit de gravier ». Ce kit permet de dévier les débris et donne au 737-200 la capacité d’atterrir sur des pistes d’atterrissage sans revêtement.

Le modèle -200 a alors l’avantage de pouvoir desservir des régions isolées n’ayant pas de pistes d’atterrissage avec revêtement. Ces avions sont aussi encore utilisés dans les pays en voie de développement.

La situation commence à devenir intenable pour les nombreuses compagnies aériennes qui ont misé gros sur le nouveau modèle de Boeing, le 737 Max. Heureusement, selon les informations rapportées par Bloomberg en juin, la FAA aurait parlé d’un retour en service des 737 Max d’ici décembre.

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