Le FBI arrête le leader du groupe néo-nazi Atomwaffen Division

Le 26 février 2020, le FBI a attrapé un gros poisson dans ses filets. L’agence fédérale a interpellé John Cameron Denton, le leader du groupe néo-nazi Atomwaffen Division. Ce dernier est accusé d’avoir mené une campagne de swatting aux États-Unis.

Pour ceux qui ne le savent pas, le swatting est un canular qui consiste à envoyer des groupes d’interventions, comme le SWAT, chez des personnes qui n’ont rien fait de mal. Entre novembre 2018 et janvier 2019, John Denton a envoyé des groupes d’interventions au sein d’une église afro-américaine, d’une université et chez un responsable gouvernemental en Virginie.

Il faut savoir que le swatting n’est pas un acte anodin car il peut se solder par la mort de personnes innocentes.

Le FBI met la main sur cinq membres de l’Atomwaffen Division

John Denton n’est pas le seul à avoir été inculpé dans le cadre de cette affaire. L’enquête menée par le FBI a permis de mettre la main sur quatre autres membres du groupuscule néo-nazi, âgés de 20 à 24 ans. Ces derniers sont accusés d’avoir menacé des journalistes avec des posters et des symboles nazis.

L’un de ses quatre membres coopère depuis quelques mois avec l’agence fédérale américaine pour bénéficier d’une immunité. Les deux autres, quant à eux, auraient vécu longtemps en dehors des États-Unis.

Un leader qui risque jusqu’à cinq ans de prison

Le FBI a indiqué que depuis qu’il a initié le mouvement de swatting en 2018, John Denton a organisé deux campagnes visant le site d’information ProPublica et un de ses journalistes. Des sources ont révélé à l’agence fédérale américaine que John Denton aurait orchestré ces campagnes de swatting pour se venger du traitement médiatique réservé à son groupuscule néo-nazi.

Le Washington Post a rapporté que le leader de l’Atomwaffen Division avait appelé des forces de l’ordre en usurpant l’identité d’un journaliste du ProPublica. Il avait alors déclaré qu’il avait tué sa femme et qu’il était armé. Suite à cet appel, le journaliste et sa femme ont été arrêtés avant d’être relâchés par la police qui s’est rendu compte du canular.

D’après le ministère de la justice, John Denton risque jusqu’à cinq ans de prison. Jill Sandborn, responsable de la police fédérale, a déclaré que l’interpellation de John Denton est un « avertissement pour tous ceux qui veulent recourir à la violence ou à l’intimidation afin de promouvoir leur idéologie. »

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