Le FBI part en guerre contre les contenus pédopornographiques partagés par le biais de Zoom

Les outils de visioconférence, comme Microsoft Teams, Google Meets, ou celui-dont-on-entend-souvent-parler tant en mal qu’en bien, le fameux Zoom, sont devenus des dispositifs incontournables, propulsés par la crise sanitaire que nous traversons actuellement avec la pandémie de COVID-19.

Ce n’est donc pas un hasard si les réunions réalisées avec ces outils sont devenues les cibles de blagues et de canulars, visant tout simplement à amuser la galerie, ou dans un objectif plus méchant, à carrément les perturber. On retiendra notamment de la vague de Zoombombing qui a fait parler d’elle, et contre laquelle le FBI a émis un avis très réprobateur.

La grille d'une cellule de prison

Crédits Pixabay

Récemment, le FBI a mis en garde les utilisateurs face à la diffusion de contenus à caractère pédopornographiques (CSAM) lors de réunions ou d’événements virtuels effectués sur Zoom. Le FBI considère cela comme un « crime violent » et demande l’aide du public pour identifier les responsables en vue de les appréhender.

La diffusion de contenus pédopornographiques est un crime odieux

Quand la sécurisation des réunions virtuelles ou des cours en ligne effectués avec Zoom fait défaut, la porte est grande ouverte aux individus malintentionnés.

Selon un communiqué de presse diffusé par le FBI, plus de 195 incidents impliquant la diffusion de contenus pédopornographiques via des réunions/événements Zoom lui ont été rapportés aux États-Unis et dans d’autres pays.

C’est un délit que le FBI qualifie de « crime odieux » dont les victimes sont à la fois ceux qui assistent malgré eux aux diffusions et les enfants représentés dans les vidéos, qui sont victimisés encore et encore à mesure que ce genre de contenu est diffusé.

Le FBI émet des recommandations et demande l’aide du public pour épingler les responsables

Pour se protéger contre les intrusions de ce genre, Le FBI rappelle certaines règles de sécurité concernant l’utilisation des outils de visioconférence comme Zoom.

  • Ne pas rendre publiques les réunions ou les salles de classe. Dans Zoom, il existe deux options pour rendre une réunion privée :

    • Exiger un mot de passe de réunion.
    • Utiliser la fonction de salle d’attente et contrôler l’admission des invités.
  • Ne pas partager de lien vers une téléconférence ou une salle de classe sur une publication de médias sociaux sans restriction et accessible au public. Fournir le lien directement à des participants spécifiques.

  • Gérer les options de partage d’écran. Dans Zoom, il faut changer le partage d’écran en «Hôte uniquement».

D’autre part, afin d’identifier les individus qui sont derrière ces diffusions et éventuellement les appréhender, le FBI demande à ceux ou celles qui ont été exposés à de tels contenus de le contacter dans les cas suivants :

  • Si vous êtes l’administrateur ou l’hôte d’une réunion Zoom au cours de laquelle la CSAM a été diffusée, veuillez contacter le FBI. Ne supprimez ni ne détruisez aucun des journaux de votre ordinateur sans autre indication.

  • Si vous avez enregistré une réunion Zoom au cours de laquelle du matériel d’abus sexuel sur des enfants a été diffusé, veuillez contacter le FBI pour obtenir de l’aide pour retirer la CSAM de votre appareil.

  • Si vous pensez que vous êtes victime d’un matériel d’abus sexuel d’enfant diffusé lors d’un événement Zoom, tel que défini ci-dessus, veuillez contacter le FBI pour en savoir plus sur vos droits et sur l’assistance possible aux victimes.

  • Si vous savez qui commet ces crimes flagrants les plus récents, veuillez contacter le FBI.

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