Le FBI se tourne de nouveau vers Apple pour l’aider à déverrouiller des iPhones

Mohammed Saeed Alshamrani est accusé d’avoir perpétré l’attaque de la base aéronavale de Pensacola, en Californie, en décembre 2020. Ce tireur d’origine saoudienne a tué trois marines américains avant de quitter le pays. Son frère, Baris Ali Koch, accusé de l’avoir aidé à prendre la fuite, est actuellement entre les mains du FBI.

D’après Forbes, l’agence fédérale américaine aurait réussi à entrer dans l’iPhone Pro Max de ce dernier alors qu’il était verrouillé. Le magazine a indiqué que le FBI ne se serait pas servi du mot de passe de Baris Ali Koch ni de Face ID. A la place, l’agence fédérale aurait eu recours à un boîtier GrayKey.

crédits Pixabay

Même si le FBI a réussi à forcer ce smartphone, il solliciterait actuellement Apple pour mettre à sa disposition un outil officiel de déverrouillage des iPhone.

Pourquoi le FBI sollicite Apple ?

Ce n’est pas la première fois que le FBI réussit à forcer des iPhone. En 2016, suite à la fusillade de San Bernardino qui a fait 16 morts, l’agence fédérale américaine avait déjà déverrouillé l’iPhone 5c du tireur Syed Farook.

Le public s’étonne donc que le FBI demande à Apple de l’aider en lui fournissant un outil officiel de déverrouillage des iPhone. Donald Trump est même monté au créneau en demandant à la marque à la pomme d’être plus coopérative et d’aider le FBI.

Apple reste ferme

Actuellement, le FBI tente encore de déverrouiller deux autres iPhone ayant, cette fois-ci, appartenu à Mohammed Saeed Alshamrani. L’agence fédérale a envoyé une lettre à Apple pour l’aider. Étant donné qu’il s’agit d’un iPhone 5 et d’un iPhone 7, le public se demande pourquoi le FBI sollicite la firme de Cupertino pour déverrouiller d’anciens modèles d’iPhone alors qu’il n’a rencontré aucun problème à forcer un iPhone 11 Pro Max.

D’après les observateurs, le FBI aimerait obtenir un outil officiel de déverrouillage qui lui éviterait à l’avenir de passer par des entreprises comme Grayshift, qui est à l’origine du boîtier GrayKey. En dépit des efforts du FBI, Apple campe sur ses positions et affirme que le déploiement d’un tel outil pourrait être dangereux, car il pourrait aussi être utilisé par les personnes mal intentionnées.

« Nous croyons toujours qu’il n’y a pas mieux qu’une issue de secours pour les gentils. Toutefois, ces issues de secours peuvent également être exploitées par ceux qui menacent notre sécurité nationale. »

Mots-clés applefbi