Le FBI soupçonne l’application FaceApp d’être en cause dans l’espionnage russe

Les possesseurs de smartphones se souviennent très bien de cette application qui avait fait le buzz cette année. Il s’agit de FaceApp, dont le succès reposait sur la fonction permettant de vieillir une personne. Sur les réseaux sociaux, beaucoup s’étaient amusés en présentant une version âgée d’eux et l’application avait été téléchargée des millions de fois. Cependant, certaines personnes avaient émis des doutes quant à l’utilisation des données privées par FaceApp face à un manque de transparence évident. Une crainte légitime lorsque l’on sait que même des géants du milieu, pour ne pas citer Facebook, sont pointés du doigt à ce propos.

Et c’est désormais le FBI qui soupçonne l’application russe FaceApp d’être impliqué dans de l’espionnage au profit de la Russie.

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C’est ce que Chuck Schumer, sénateur de l’État de New York, a expliqué.

FaceApp de nouveau dans le viseur des autorités

Les élus américains s’inquiètent de la popularité dont profite FaceApp.

Il faut dire que cette application passe par l’utilisation d’une photo de son auteur, posant des questions sur ce que devient cette donnée personnelle par la suite. Chuck Schumer, sénateur de l’État de New York, s’est adressé au FBI pour en savoir plus à propos de FaceApp. Et la réponse de l’agence gouvernementale est sans appel.

Comme l’explique le FBI, l’application FaceApp, développée en Russie, représente “une menace potentielle de contre-espionnage“. Pour l’agence, cela vient principalement du fait que le gouvernement russe peut avoir accès aux données récoltées. Le FBI précise que “les services de renseignement russe possèdent de grosses capacités à la cyberexploitation” et qu’elles peuvent “accéder à distance à des communications et les serveurs sur les réseaux russes sans même passer par une demande aux fournisseurs d’accès“.

Cette suspicion de la part du FBI, agence gouvernementale américaine, étonne très peu. Depuis plusieurs années, les USA et la Russie mènent une guerre virtuelle qui s’accentue au fil des mois. Les deux s’accusent mutuellement d’espionnage et la popularité de FaceApp et ses millions de téléchargements ne sont pas là pour rassurer le FBI.

Côté FaceApp, on se défend en expliquant que les photos ne sont stockées que 48 heures après avoir été enregistrées sur les serveurs.

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