Le fisc français pourra inspecter les réseaux sociaux des personnes contrôlées

L’évasion fiscale coûte énormément à l’État. C’est pour éviter de potentiels abus qu’à partir de début 2019, plus précisément en janvier, les inspecteurs auront l’autorisation de regarder les réseaux sociaux des citoyens en cas de doute sur les déclarations d’impôts. Cette nouvelle mesure, qui suscite autant la méfiance que la colère ou l’amusement sur internet, nous prouve une chose. Les réseaux sociaux peuvent être le reflet de notre propre vie et laisser de gros indices sur notre train de vie. Nul doute que des fraudeurs risquent d’être débusqués avec ce tout nouveau système expliqué par Gérald Darmanin sur M6 dans Capital.

Et l’homme n’y va pas avec le dos de la cuillère puisqu’il explique dans l’émission que “si vous vous faites surprendre de nombreuses fois en photo avec une voiture luxueuse alors que vous n’avez pas les moyens de le faire, peut-être que c’est votre cousin ou votre copine qui vous l’a prêtée, ou peut-être pas“.

La mise en privé de comptes sur les réseaux sociaux empêchera cependant le fisc d’accéder aux informations voulues…

Tous les citoyens ne seront pas visés par ces inspections

C’est lors d’une interview pour Franceinfo que Gérard Darmanin est revenu sur ses déclarations dans Capital, diffusé sur M6. L’homme politique explique que “Si vous aimez les Rolex et que vous gagnez le SMIC, c’est votre problème. Ce n’est pas le citoyen lambda qui est visé, mais les personnes qui fraudent sciemment, à un haut niveau“.

Pour Darmanin, il n’est pas question d’inspecter les réseaux sociaux des 67 millions de français !

Franceinfo a également contacté Anthony Bem, avocat au barreau de Paris, pour plus de précisions sur cette nouvelle forme d’inspection. L’homme explique qu’une telle fouille est déjà possible lors d’enquêtes judiciaires et que, même si les comptes sont privés, ils peuvent être passés au crible par les professionnels. Dans le cas des inspections du fisc, ces derniers ne pourront accéder qu’aux données publiques.

L’homme termine en précisant que les informations récupérées ne peuvent servir de preuves mais appuieront un dossier en cas de très fort soupçon de fraude. Reste à savoir ce que, dans les faits, cette nouvelle possibilité des inspecteurs donnera en terme de résultats.

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