Le gaming pour lutter contre l’épilepsie réfractaire ?

L’épilepsie réfractaire est évoquée lorsque les crises épileptiques sont recrudescentes, et ce malgré des traitements appropriés. Beaucoup de patients sont victimes de cette situation qui constitue un facteur limitant pour leur développement personnel. Un groupe de chercheurs, piloté par le Dr David Paydarfar, s’est dernièrement occupé de ce dossier à travers une étude.

Une patiente atteinte d’immobilité manuelle en train de jouer à un jeu vidéo

Le fait est que les symptômes post-chirurgicaux chez les patients se traduisent parfois par des crises épileptiques continues. D’après les résultats de la recherche, le recours à la technologie du gaming avant les interventions chirurgicales protège le cerveau. Jouer à certains jeux vidéo permettrait ainsi aux patients d’éviter ces effets secondaires.

C’est le Dell Medical School de l’université du Texas, sise à Austin, qui a eu le privilège de voir ses élèves participer à cette étude.

Une lueur d’espoir pour les patients

En cas d’épilepsie réfractaire, une grande partie de la communauté médicale prône encore le traitement chirurgical. Cependant, quelle que soit la finesse du chirurgien, cette approche laisse fréquemment des dommages. Il peut arriver que le patient perde sa mobilité manuelle, ou que ses sens de la mémoire, de la parole et de la perception soient effrités.

La mesure corrective constitue ainsi une lueur d’espoir pour les victimes de cette maladie. Le projet, entamé depuis trois ans, vise à écarter l’apparition de ces effets indésirables après une chirurgie du « centre épileptique » chez ces patients.

Les chercheurs préconisent alors l’utilisation d’une technologie de jeu multimode. Ces séances seront combinées à des exercices sur un tapis roulant et principalement en reconnectant le cerveau pour influencer la neuroplasticité.

« Nous le faisons avant l’intervention chirurgicale, de manière préventive. »

Dr David Paydarfar

Les premières applications dès 2022 ?

Concrètement, les scientifiques de l’Université du Texas, à Austin, agiront en synergie avec les cliniciens du centre épileptique de l’hôpital pour enfants Dell, où les patients seront traités. En l’espace d’un mois, ils subiront préalablement des entraînements avec des jeux spécifiques à leur état.

« Nous observerions en utilisant l’imagerie et les enregistrements électriques. Nous verrons où les circuits fonctionnent quand ils jouent, et si nous pouvons nous éloigner, même d’un millimètre, du site épileptique. »

Dr David Paydarfar

Les premières applications de ladite technologie pourraient avoir lieu dès 2022.