Les Etats-Unis utilisent les données de localisation d’annonces mobiles pour mieux contenir l’épidémie du COVID-19

Le gouvernement américain essaye par tous les moyens de comprendre la manière dont la pandémie du coronavirus se propage. Les États-Unis utilisent ainsi actuellement les données de localisation des téléphones portables de l’industrie de la publicité mobile pour garder un œil sur les mouvements des citoyens au milieu de la crise du COVID-19.

Un portail est même sur le point d’être mis en place pour faciliter la localisation dans 500 villes américaines.

L’Oncle Sam veut comprendre comment se propage le COVID-19 . Crédits : Pixabay

Dans le cadre de cette nouvelle initiative, le gouvernement US collabore étroitement avec des responsables  au  niveau fédéral et étatique ainsi que des personnes compétentes au sein du CDC.

Les données de localisation mobile permettent également de savoir à quel point les gens tiennent compte des restrictions de sortie imposées par l’État.

Utilité des données recueillies

Les données collectées donnent des indices sur les zones d’intérêt géographique où un grand nombre de personnes se réunissent toujours malgré le confinement. Prospect Park à Brooklyn, New York, fait partie des endroits encore fréquentés par une masse de gens.

Les informations sont par la suite transmises aux autorités locales pour qu’elles puissent prendre les mesures nécessaires. Les chercheurs sur le coronavirus ont de leur part besoin de savoir les endroits où un porteur de virus a été en contact avec d’autres personnes.

Quid de la question de confidentialité ?

Il est nécessaire de noter que ce projet se déroulera dans le respect total de l’anonymat. Ni le nom de la personne ni son numéro de téléphone n’apparaîtront dans les données collectées. Certains défenseurs de la vie privée doutent toutefois de l’intégrité de cette mesure prise par le gouvernement.

Ils sont suspicieux dans la mesure où les individus peuvent toujours être identifiés grâce à la combinaison des données recueillies avec d’autres. Ils soutiennent également que l’éventualité d’utiliser des informations réunies à d’autres fins que la contention de l’épidémie n’est pas exclue.

L’Oncle Sam n’est pas le seul pays qui utilise les données des téléphones portables pour suivre les déplacements des citoyens en cette période de pandémie. Israël a adopté la même stratégie depuis le 16 mars dernier. La Corée du Sud  pour sa part a pu établir une carte publique des patients atteints de coronavirus à partir des données. L’Italie, Allemagne et l’Autriche ont même reçu des informations de la part des opérateurs de téléphonie mobile de l’Union européenne.