Le gouvernement britannique va aider OneWeb à se remettre sur pied

Il y a quelque temps, on vous rapportait qu’OneWeb, dont le siège se trouve au Royaume-Uni, a fait une demande pour se mettre sous la protection du Chapitre 11 aux États-Unis. En effet, l’entreprise a fait les frais du marasme économique actuel et n’a pu trouver de financements pour mettre ses projets à exécution.

Cependant, on a récemment appris que le gouvernement britannique, ainsi qu’un autre investisseur, un groupe du nom de Bharti Global, vont s’associer et s’engagent à venir en aide à OneWeb.

La Terre vue de l'espace

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Ces deux acteurs vont ainsi investir chacun 500 millions de dollars et racheter des parts du capital social, afin de sortir OneWeb du gouffre. Et selon toute vraisemblance, ce revirement de la situation sera aussi bien bénéfique à OneWeb qu’au Royaume-Uni.

Le gouvernement britannique veut retourner la situation d’OneWeb à son avantage

À titre d’information, à l’instar de quelques firmes, OneWeb avait pour projet de connecter le monde, par le biais d’une mégaconstellation, formée de satellites mis en orbite autour de la Terre.

Tandis que cette société prévoyait d’en déployer 650, seulement 74 ont été lancés, avant qu’OneWeb ne se soit mise sous la protection du chapitre 11.

Mais vendredi dernier, un accord a été signé avec le Royaume-Uni. La participation du gouvernement britannique, qui équivaut à 20 % des aides totales, offrira à OneWeb la possibilité de reprendre là où elle s’est arrêtée.

Grâce à ce projet, comme le souligne Alok Sharma, secrétaire d’État britannique aux Affaires, le Royaume-Uni occupera une place très importante, au niveau mondial, dans le secteur de la science, du développement et de la recherche.

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Tout le monde n’est pas d’accord avec ce partenariat

Par ailleurs, cette occasion permettra au Royaume-Uni de perfectionner ses acquis dans le domaine de la technologie de pointe.

Mais aussi et surtout, depuis que le pays a décidé quitté l’Union européenne, il ne peut plus profiter du système de satellites Galileo, l’équivalent européen du système GPS. Cet accord est de ce fait une véritable aubaine pour le gouvernement britannique.

Malgré tout, cet accord n’est pas validé par tous. Parmi ceux qui s’y opposent, il y a le Dr Bleddyn Bowen, expert en politique spatiale à l’Université de Leicester.

Dans une interview donnée au journal The Guardian, ce dernier a affirmé que la technologie d’OneWeb n’était pas conforme avec la mise en place d’une mégaconstellation.

Tandis que les satellites déployés par OneWeb sont en orbite basse, la majorité des systèmes GPS se trouvent désormais en orbite moyenne, dit-il. Un souci, ne serait-ce que pour la masse d’objets et de débris qui s’y est accumulé depuis le temps.

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