Le Groenland va lui aussi entrer en canicule

Dernièrement, le Continent européen a dépassé son record de vagues de chaleur de 3 degrés C. Le 25 juillet dernier, à Paris, la température a atteint jusqu’à 42,6 degrés C. Le lendemain, un représentant de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) a annoncé que cette chaleur caniculaire provenant d’Afrique du Nord va s’abattre sur le Groenland.

Or, depuis plusieurs années, l’immense île subit des pertes considérables. À cause de la fonte des glaces, elle a perdu, en moyenne, 50 milliards de tonnes de glaces par an, de 1970 et 1980.

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En 2012, environ 97 % de la surface de la calotte glaciaire a dégelé. Chaque année, depuis 2010, approximativement 290 milliards de tonnes de glaces ont fondu.

D’après les experts, l’abattement de ces vagues de chaleur sur le Groenland ne fera qu’empirer la situation.

Un autre pic important dans la zone de fonte

D’après Twila Moon, une chercheuse scientifique du National Snow and Ice Data Center (NSIDC) à Boulder, au Colorado, l’arrivée de cet air chaud sur la région provoquera probablement « un autre pic important dans la zone de fonte ».

Actuellement, la calotte glaciaire du Groenland s’épuise à un rythme alarmant. Les experts s’accordent sur le fait qu’elle subira des pertes supplémentaires importantes. Toutefois, ils estiment que celles-ci ne seraient pas encore fatales, car elles n’engendreraient pas un point de basculement.

Il n’est pas encore trop tard pour réagir

Il est important de souligner que ce qui se passe au Groenland ne concerne pas uniquement cette région du globe. En mars dernier, Joyce Msuya, directrice exécutive par intérim de l’Environnement de l’ONU, a annoncé que les fontes glaciaires auront comme répercussions une élévation dangereuse du niveau de la mer et la perturbation du climat dans le monde.

D’après Twila Moon, « le maintien de cette perte rapide de glace pendant de nombreuses années diminue la stabilité du Groenland et rend plus probables une perte importante de glace et une élévation importante du niveau de la mer qui y est associée ». Par contre, elle pense qu’il n’est pas encore trop tard pour faire quelque chose. « Nos actions collectives joueront un rôle majeur dans la détermination de la quantité et la rapidité de la perte de glace au Groenland, ainsi que de la gravité des impacts qui en découleront », a-t-elle affirmé.