Le James Webb Space Telescope a passé avec succès ses derniers tests

Le JWST (James Webb Space Telescope), a passé avec succès l’ensemble des tests cryogéniques le 26 septembre dernier. Depuis le 22 août, le successeur de Hubble est installé dans la cuve de Johnson Space Centre, un centre spatial de la NASA basé à Houston. C’est le seul laboratoire au monde capable d’accueillir un satellite d’une telle envergure. La prochaine étape consistera à installer des boucliers thermiques et s’effectuera en Californie.

Trois agences spatiales notoires ont travaillé de concert afin de mettre au point le JWST. Il s’agit notamment de la NASA (agence spatiale américaine), de l’ESA (agence spatiale européenne) et de l’ASC (agence spatiale canadienne). Par ailleurs, il y a lieu de noter que plusieurs laboratoires français ont contribué au bon déroulement de ce programme.

Espace

Le lancement de JWST est prévu pour le printemps de l’année 2019 par une fusée Ariane 5, à Kourou (en Guyane). Sa destination, le point de Langrange L2, est située à 1,5 million de kilomètres de la Terre.

Des améliorations notables par rapport à Hubble

C’est le premier test réalisé sur l’ensemble des instruments du JWST. « Les tests ont montré le bon alignement optique entre le télescope et les instruments, point clef pour atteindre les performances attendues », a expliqué le CNRS.

Afin de simuler les conditions dans l’espace, la température a été réduite jusqu’à -253°C. En outre, JWST est équipé d’un miroir de 6,5 mètres de diamètre. Celui de son prédécesseur était 2,4 mètres.

Pour rappel, Hubble avait rencontré un problème lorsqu’il était déjà dans l’espace. Il a alors fallu envoyer une équipe pour le réparer. Cette fois-ci, les concepteurs de JWST assurent que le même cas n’est plus envisageable.

« C’est pourquoi les ultimes tests menés par nos experts français sur le JWST et ses instruments sont si importants », a noté Daniel Verwaerde, administrateur général du CEA (partenaire de l’ESA).

Contributions des laboratoires français

Ce dernier est également le maître d’œuvre de MIRIM, l’imageur infrarouge ultraperformant du JWST. Ce dispositif permet la capture d’images dans une gamme de cinq à vingt-huit microns de longueur d’onde.

C’est le fruit d’une collaboration entre les laboratoires français Leisa (Observatoire de Paris-CNRS-UPMC -Université Paris Diderot), LAM (CNRS-AMU), IAS (CNRS-Université Paris Sud) et AIM (CEA-CNRS-Université Paris Diderot).

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