Le Japon fait face à un premier cas de pneumonie chinoise

Le Japon est actuellement en état d’alerte. Le 16 janvier 2020, le ministère japonais de la Santé a annoncé que la pneumonie virale qui sévit en Chine depuis quelque temps et qui a déjà fait un mort s’est étendue jusqu’au Japon.

Le ministère a fait savoir que la maladie a été contractée par un japonais d’une trentaine d’années vivant dans la préfecture de Kanagawa. Avant de tomber malade, ce dernier aurait voyagé dans la ville chinoise de Wuhan, désignée comme étant l’épicentre de la pneumonie virale.

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Ce patient a subi une série d’analyses qui a confirmé qu’il souffrait bel et bien du nouveau coronavirus qui se propage actuellement dans l’Empire du Milieu.

La possibilité d’une transmission du virus entre humains est faible

Souffrant d’une forte fièvre et présentant plusieurs symptômes inquiétants, ce japonais a été hospitalisé le 10 janvier 2020. Après avoir reçu les soins nécessaires, il a pu rentrer chez lui le 15 janvier 2020. Les autorités chinoises ont fait savoir que la possibilité d’une transmission du virus entre humains n’était pas à exclure, mais qu’elle était « faible. »

Le ministère japonais de la Santé a souligné que l’homme ne s’était pas « rendu sur le marché de gros de fruits de mer » de Wuhan durant son séjour. Il est à noter que la majorité des cas de pneumonie chinoise a été détectée à cet endroit. Ce marché est fermé depuis le 1er janvier 2020 suite à une décision des autorités chinoises.

Un autre cas signalé en Thaïlande

En Chine, les autorités sanitaires s’inquiètent de la progression de cette maladie. Actuellement, les chinois vivent dans la crainte de la réapparition d’un virus de type Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère) qui avait sévi en Chine continentale et à Hong Kong entre 2002 et 2003 et qui avait fait environ 650 morts.

Le plus inquiétant est que cette maladie commence à s’étendre au-delà des frontières de la Chine. En dehors du malade répertorié au Japon, un autre cas a été signalé il y a quelque temps en Thaïlande. Cette fois-ci, la patiente était une femme originaire de Wuhan qui a contracté la maladie peu de temps après son arrivée en Thaïlande.

L’OMS a indiqué qu’elle non plus ne s’était pas rendue au marché de gros de fruits de mer.

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