Le Karotz placé en redressement judiciaire !

Tout comme les momies égyptiennes, il semblerait que le lapin intelligent soit sujet aux malédictions. Après Violet qui a du fermer ses portes, le Nabaztag s’est en effet retrouvé au catalogue de Mindscape. Commercialisé sous un nouveau nom, le Karotz, il a tenté de donner un coup de jeune au concept mais il faut croire que ce n’était pas suffisant puisque c’est maintenant Mindscape qui connaît des difficultés financières. Des difficultés plutôt préoccupantes puisque l’éditeur a été placé hier en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Nanterre. Ce qui veut aussi dire que les jours du petit lapin sont peut-être comptés…

Le Karotz placé en redressement judiciaire !

Si ce n’est pas une série noire, alors je ne sais pas ce que c’est. Visiblement, l’éditeur n’est pas parvenu à trouver un accord avec les banques et avec ses fournisseurs quant au remboursement de ses dettes. Pourtant, le mois dernier, le président du tribunal de Nanterre a ouvert une procédure de conciliation pour tenter de trouver un arrangement à l’amiable. L’initiative n’a visiblement pas porté ses fruits et le tribunal a ainsi décidé de mettre Mindscape sous observation pendant six mois. Au terme de ce délai et si l’éditeur ne corrige pas le tir, alors on peut dire que cela sentira le sapin. Pas glop.

Le plus triste, dans cette histoire, c’est que le Karotz est un bon produit. Certes, il ne s’adresse pas forcément à tous les Geeks – enfin tout le monde n’en aura pas nécessairement l’utilité – mais il n’en reste pas moins un excellent compagnon pour tous ceux qui passent un peu trop de temps sur leur bécane. Notez d’ailleurs que j’ai eu la chance de pouvoir tester le lapin intelligent pendant plusieurs semaines et vous trouverez d’ailleurs à cette adresse le bilan de l’opération. Et en toute franchise (je n’ai pas d’actions chez Mindscape), le bougre m’a franchement emballé.

Quoi qu’il en soit, j’espère sincèrement que Mindscape va parvenir à assainir ses comptes et à redresser la situation. N’oublions pas en effet que cette société a ouvert ses portes en 1980 (comme moi). Depuis, l’éditeur a été vivement critiqué pour la qualité de ses jeux vidéos et la société est d’ailleurs en pleine restructuration depuis 2010. Une restructuration qui n’a visiblement pas porté ses fruits… En outre, il faut aussi savoir que l’entreprise compte 140 salariés. Des salariés, mais aussi des gens qui risquent de perdre leur emploi si l’éditeur se retrouve à devoir mettre la clé sous la porte. Comme dirait l’autre, donc, le moment est venu de croiser les doigts…

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