Le Koweït conteste les informations sur le retrait des troupes américaines

Le mois dernier, le gouvernement koweïtien a démenti les informations concernant le retrait des troupes américaines. Il ajoute également que le compte Twitter de son agence officielle Kuna a été piraté.

Il s’agit d’une campagne de désinformation liée aux tensions accrues entre les États-Unis et l’Iran. L’agence de presse koweïtienne a relayé les informations provenant du ministre de la Défense. Ce dernier a été avisé de la décision du commandement militaire américain. Il s’agissait du retrait des forces américaines de la base d’Arijfan dans un délai de trois jours.

Cette fausse nouvelle avait été publiée un peu plus tôt dans l’année avant d’être retirée. Dans la foulée, l’agence officielle avait démenti catégoriquement cette information. Une enquête a été d’ailleurs ouverte pour rechercher le responsable de cet incident.

Une réponse à l’ingérence américaine au Moyen-Orient

La frappe par drone cautionnée par le président Trump a suscité de vives réactions de la part des dirigeants du Moyen-Orient. Le parlement irakien a d’ailleurs demandé l’expulsion des forces américaines après cette attaque qui a tué le général iranien Qassem Soleimani. Les représailles étaient donc prévisibles et ce piratage de l’agence de presse koweïtienne en une preuve.

Le Département de la Sécurité Intérieure des États-Unis avait d’ailleurs prévenu des risques de représailles. La hausse de l’espionnage du système gouvernemental américain et celle de la campagne de désinformation figuraient parmi les types d’attaques répertoriés par les analystes.

Les frappes cinétiques étaient également à prévoir à l’instar des missiles lancés par l’Iran. Deux bases aériennes irakiennes qui contenaient des forces américaines étaient les cibles de ces attaques.

Le Koweït lié par un accord de défense

Le Koweït est dans l’obligation d’accepter la présence des troupes américaines dans son territoire à cause de la première guerre du Golfe en 1991. À cette époque, les États-Unis avaient réussi à mettre fin au règne de Saddam Hussein dans le pays. Le camp d’Arijfan situé à 70 km de la capitale est un lieu stratégique pour les forces américaines. Il sert de point de ralliement pour les soldats qui partent en mission en Irak et en Afghanistan.

Suite à l’assassinat de général Soleimani, le gouvernement américain avait décidé de renforcer ses troupes en Moyen-Orient. Il était donc peu probable que ses soldats se retirent soudainement de sa base.

Reste maintenant à savoir qui tire avantage de cette campagne de désinformation qui pourrait de plus en plus prendre de l’ampleur… ou revenir sous une forme différente dans ces prochaines semaines.