Le Mexique prévoit de taxer Netflix et les autres plates-formes numériques

Plus tôt dans la semaine, le vice-ministre des Finances, Arturo Herrera, a dévoilé son intention d’intégrer les plates-formes numériques dans son prochain plan budgétaire.

Plus concrètement, le haut responsable du gouvernement mexicain envisage de taxer des services en tout genre, comme Netflix. Ce dernier se retrouve parmi les meilleurs fournisseurs de service de streaming vidéo, et ce, partout dans le monde. L’information a été relayée par Reuters.

Popcorn Time : image 1

Crédits Pixabay

Le ministère des Finances mexicain est resté assez évasif quant à ses motivations ainsi qu’aux raisons de cette décision. Arturo Herrera a néanmoins précisé que contrairement à d’autres pays d’Amérique latine, le Mexique présente des charges fiscales relativement faibles. Selon lui, les recettes publiques devraient être revues à la hausse.

Pour l’instant, il ne s’agit que d’un projet. On saura bien assez tôt si les nouvelles dispositions seront effectives.

Le ministère des Finances s’explique

Herrera a mis l’accent sur un point : jusqu’à aujourd’hui, il n’existe aucun accord international sur la taxation des services numériques. Il souligne néanmoins que, selon un autre accord international, les pays ont la possibilité de percevoir des « taxes provisoires » sur les plates-formes numériques. Cette mesure est valable jusqu’à ce que l’on trouve un consensus.

En raison de l’existence d’accord international, les serveurs des plates-formes numériques pouvaient être basés dans n’importe quel pays du monde, dont les États-Unis. En ce qui concerne les clients, ils sont répartis de part et d’autre du globe, y compris au Mexique. Pour l’heure, aucun service n’a émis de commentaires.

Toutes les plates-formes numériques sont concernées

Même si M. Herrera a pris exemple sur Netflix, les nouvelles mesures concerneront toutes les plates-formes numériques disponibles au Mexique. Cela inclut le service Uber qui, ces dernières années, a connu un fulgurant succès dans le pays. Des études rapportent que les Mexicains sont parmi les premiers consommateurs d’Uber dans le monde.

Lors de son intervention, M. Herrera a déclaré : « Nous allons travailler sur ces mesures provisoires dans les mois à venir ». Le vice-ministre des Finances espère ainsi intégrer ce nouveau plan dans le budget 2020.