Le Ministère de la Culture a une dent contre les claviers AZERTY

Le Ministère de la Culture s’est trouvé un nouveau combat, et pas des moindres. Il ne supporte effectivement plus les claviers AZERTY traditionnels car ils ne répondent pas aux nombreuses exigences de la langue de Molière. Résultat des courses, il travaille sur une nouvelle norme plus en adéquation avec les particularités de notre langue. Et non, ce n’est pas un poisson d’avril.

Il existe de nombreux claviers sur le marché et s’ils respectent tous les normes établies, ils n’offrent pas systématiquement la même disposition au niveau des touches.

AZERTY français

Le Ministère de la Culture rêve d’un clavier AZERTY respectant le français.

Mais ce n’est pas le plus gros problème. Non, car la plupart de ces modèles font aussi l’impasse sur des touches indispensables en français et ils peuvent ainsi entrainer des “difficultés typographiques”.

Le Ministère de la Culture rêve d’un clavier capable de gérer les particularités de notre langue

L’expression n’est pas de moi, mais du Ministère.

Il ne s’arrête d’ailleurs pas là car il enchaine en listant les nombreuses lacunes de nos claviers AZERTY traditionnels comme les caractères accentués en majuscule ou encore l’utilisation des « doubles chevrons » et des fameuses ligatures « æ » et « œ » ainsi que leurs équivalents en lettres capitales.

D’après lui, il est donc presque impossible d’écrire en français correctement avec un clavier commercialisé en France et cela vaut aussi pour toutes les langues régionales mais également pour certaines langues étrangères.

Le Ministère est bien décidé à changer cet état de fait et il a ainsi demandé à l’AFNOR de travailler sur un projet normatif pour élaborer une nouvelle norme. Elle sera présentée dès l’été prochain.

Que les accessoiristes et autres constructeurs se rassurent car cette norme ne leur sera pas imposée et chaque fabricant sera ainsi libre de la respecter ou de l’ignorer.

Le Ministère ne va pas imposer cette nouvelle norme aux fabricants de claviers

Sympathique, mais le document publié par le Ministère précise tout de même que “la conformité des matériels à cette norme pourra être exigée dans le cadre des marchés publics de l’administration”.

Il pense effectivement que cela pourrait avoir “un effet incitatif sur la demande avec des répercussion positives sur l’offre des fabricants de claviers sur le marché français”.

En d’autres termes, les entreprises répondant un appel d’offre et souhaitant remporter un marché public dans le domaine de l’informatique devront proposer des claviers respectant cette fameuse norme. S’ils ne le font pas, alors leur candidature ne sera pas retenue et ils passeront à côté du projet.

Je vous avoue que ce projet me laisse très perplexe, d’autant que nos systèmes d’exploitation et nos logiciels sont tout à fait capables de gérer les particularités propres à notre langue.

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