Le ministre de la Justice du Nouveau-Mexique se lance dans une bataille judiciaire contre Google

Google fait actuellement l’objet d’une nouvelle poursuite judiciaire. Cette fois-ci, c’est le ministre de la Justice du Nouveau-Mexique, Hector Balderas, qui a décidé de se lancer dans une bataille judiciaire contre la firme de Mountain View.

D’après lui, le géant du web collecterait les données personnelles d’enfants scolarisés au Nouveau-Mexique, sans le consentement parental requis.

Facepalm

Crédits Pixabay

Google profiterait d’un programme lancé au sein des établissements d’enseignement primaire, secondaire et supérieur de cet état pour collecter illégalement les données de ces jeunes étudiants. Dans le cadre de ce programme, Google fournit à ces établissements des ChromeBook mis à disposition des enfants et qui contiennent des applications qui font partie du pack G Suite For Education incluant Gmail, Calendar et Google Docs.

Hector Balderas affirme que la firme de Mountain View utiliserait tous ces services pour réunir illégalement les données des jeunes utilisateurs à leur insu.

Une mine d’or pour Google

A en croire Hector Balderas, ces services seraient une véritable mine d’or pour Google qui s’en servirait pour collecter de « grandes quantités d’informations personnelles, sans le consentement des parents, d’enfants de moins de 13 ans. Les types de données collectées comprennent des informations de géolocalisation, les sites Web visités, les requêtes sur Google et YouTube, les listes de contacts les enregistrements vocaux, etc… »

Hector Balderas a publié une lettre sur son blog pour dénoncer les pratiques de Google et a mis l’accent sur l’importance de la sécurité des étudiants qui devrait, selon lui, « être la priorité numéro un de toute entreprise fournissant des services à nos enfants, en particulier dans les écoles. »

Google se défend

Le ministre de la Justice du Nouveau-Mexique a déclaré que Google mettait en danger les jeunes étudiants. « Le suivi des données des jeunes sans le consentement des parents est non seulement illégal mais aussi dangereux et mon bureau tiendra pour responsable toute entreprise qui compromettrait la sécurité des enfants du Nouveau-Mexique. »

Face aux accusations d’Hector Balderas, Google a tenu à se défendre en affirmant que les établissements scolaires avec lesquels il travaillait étaient libres de choisir les modalités d’utilisation des logiciels et services qui ont été mis à leur disposition.

La firme de Mountain View a souligné que les applications pointées du doigt par Hector Balderas « nécessitent que les écoles obtiennent le consentement parental quand cela est nécessaire. »

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