Le mystère des attaques acoustiques enfin résolu ?

Washington pense enfin avoir résolu le mystère des attaques acoustiques visant certains de ses fonctionnaires. Et d’après plusieurs sources proches de la Maison Blanche, ces dernières proviendraient d’agents russes membres du GRU. On fait le point.

Cela fait maintenant cinq ans que ces fameuses attaques font parler d’elles, des attaques visant le plus souvent le personnel diplomatique américain présent à l’étranger.

Un homme en train d'écouter un autre homme
Image par Szilárd Szabó de Pixabay

Tout a commencé avec des maux étranges relevés chez plusieurs membres du corps diplomatique. Des vertiges, des nausées, mais aussi des acouphènes et des céphalées.

Des attaques acoustiques qui durent depuis 2016

Le syndrome de la Havane, comme on l’appelle, a rapidement pris de l’importance et Washington a ainsi dénombré pas moins de 130 cas depuis 2016, année où les premiers malades ont été enregistrés.

Après de multiples analyses, Washington a découvert que tous ces malades souffraient de lésions cérébrales, des lésions supposément causées par un dispositif spécial – une arme – faisant appel à des micro-ondes pulsées dirigées contre son personnel.

C’est plus ou moins à ce moment que l’on a commencé à parler d’attaques acoustiques.

Le GRU à l’origine de ces attaques ?

Plus problématique, récemment, ce sont plusieurs employés travaillant pour la Maison Blanche qui ont été touchés. Face à la situation, Washington a donc mobilisé ses troupes et demandé à ses agences de renseignement de faire toute la lumière sur cette attaque.

Politico, de son côté, a aussi mené l’enquête et nos confrères ont alors appris par leurs sources que les responsables américains soupçonnaient une agence d’espionnage russe. Plus précisément le GRU, soit l’unité de renseignement militaire russe.

D’après ces sources, Washington aurait ainsi mobilisé 18 agences de renseignement fédérales afin de faire toute la lumière sur ces attaques, et plus précisément sur leur commanditaire. Si l’enquête est toujours en cours, un représentant du Congrès a indiqué à nos confrères que la piste du GRU était privilégiée.

Peu de puissances disposent des moyens technologiques pour mener une telle attaque

En revanche, de son côté, un porte-parole de la Maison Blanche a précisé que les enquêteurs n’avaient pas encore identifié la cause exacte de ces attaques.

Fait intéressant, toujours selon nos confrères, le directeur de la CIA, Williams Burns, suivrait de près l’affaire et il aurait nommé un officier supérieur pour encadrer l’enquête.

Il peut être utile de rappeler que la GRU n’en est pas à son galop d’essai et que l’agence russe est impliquée dans de nombreuses opérations secrètes. Elle est notamment accusée d’avoir mené des cyberattaques à travers l’Europe et l’Amérique du Nord.

Aucun commentaire officiel

Or justement, si l’on en croit les confidences faites par l’un des enquêteurs, peu de puissances disposent de moyens technologiques suffisants pour élaborer une telle arme. La Russie en fait partie, de même pour Israël ou la Chine, mais ces deux dernières puissances n’opèrent pas dans les zones où ont été recensés les premiers cas.

Sans surprise, la Russie n’a pas commenté l’affaire. Washington ne s’est pas non plus exprimé publiquement sur l’affaire. La prudence reste donc de rigueur.