Le NYT dénonce le racisme chez Tesla

Le New York Times a publié un rapport sur la discrimination raciale qui régnerait chez le constructeur automobile Tesla. Au moins six salariés de la marque automobile auraient confié au NYT qu’ils subissaient des harcèlements sur leur lieu de travail. Trois actions en justice auraient déjà été engagées contre la firme d’Elon Musk depuis 2017.

Ce rapport du quotidien new-yorkais est le dernier d’une longue liste visant diverses entreprises à la renommée mondiale.

DeWitt Lambert a récemment partagé une vidéo dans laquelle on voit un homme non identifié déambuler dans l’usine de Tesla. Puis, cet homme s’adresse à un homme, DeWitt Lambert, en le menaçant de le « couper en morceaux…pour que tout le monde puisse avoir une partie de toi, n***** ».

Interpellé par Ars Technica, Tesla reproche au NYT d’utiliser une poignée de réclamations pour noircir l’image de l’entreprise.

Tesla affirme son engagement contre le racisme

Un porte-parole de Tesla déclare que l’entreprise « n’est au courant que de deux de ces six personnes ayant formulé une plainte ». Il ajoute que « les deux ont fait l’objet d’une enquête de la part de la société et ont abouti à des mesures disciplinaires ».

D’autre part, le porte-parole assure que « Tesla s’oppose à toute forme de discrimination, de harcèlement et de traitement injuste » et que l’entreprise s’efforce « de créer un environnement de travail respectueux pour tous les employés et (…) pour éviter les comportements répréhensibles ».

Tesla minimise les plaintes

Pourtant, la réalité semble bien différente. En mars 2017, Tesla a proposé un règlement de 100.000 dollars à Lambert. Cependant, l’avocat général de Tesla a expliqué que ce règlement ne pouvait se faire qu’avant que les médias ne s’emparent de l’affaire. Lambert a refusé l’offre.

Un autre homme victime de ce racisme chez Tesla, DeWayne Jones, affirme avoir entendu un superviseur dire à propos des employés noirs qu’ « il y en avait trop ». De plus, Jones déclare avoir assisté à une réunion où un superviseur a désigné par des gestes les travailleurs afro-américains en déclarant que « les singes travaillent à l’extérieur ».

Face à ces réclamations, Tesla s’est contenté de dire que « le bon sens veut que dans une entreprise de la taille d’une petite ville, il y a parfois des plaintes pour mauvais comportement ».

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