Le Pakistan compte planter 10 milliards d’arbres pour lutter contre le changement climatique

La journée mondiale de l’ONU s’est tenue le samedi 5 juin 2021. Un pays s’est particulièrement démarqué durant cet événement : le Pakistan. La raison en est que le gouvernement pakistanais a initié un ambitieux projet en 2019 qui s’intitule « Ten Billion Trees Tsunami Programme ».  

Pour information, le Pakistan est un pays fortement touché par les catastrophes naturelles liées au réchauffement climatique. A tel point que les autorités ont reconnu que la reforestation du Pakistan était plus qu’urgente. A cet effet, le premier ministre pakistanais, Imran Khan, a lancé le Ten Billion Trees Tsunami Programme.

Une forêt à flanc de montagne
Crédits Pixabay

Ce projet consiste à replanter 10 millions d’arbres d’ici 2023 qui va se faire en deux phases bien distinctes.

La couverture forestière du Pakistan n’est plus que de 5,2%

Selon l’ONU, la couverture forestière d’un pays devrait être égale à 12% de la superficie de celui-ci, rapporte Neozone. Pourtant, en ce qui concerne particulièrement le Pakistan, sa couverture forestière ne représente plus que 5,2% de sa superficie. D’où, l’urgence du reboisement.

En tout cas, le projet se déclinera en deux phases. Dans un premier temps, 3,25 milliards d’arbres seront plantés dans tout le pays et, dans un second temps, les autorités pakistanaises prévoient des actions pour préserver les mangroves. Le projet Ten Billion Trees Tsunami Programme a aussi un troisième objectif, qui est de reboiser les villes.

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Un projet jugé irréaliste au départ

Par ailleurs, le gouvernement pakistanais estime que ce projet de grande envergure va permettre de créer 5 500 emplois verts dans le pays. Pour le coût de cette initiative, elle serait dans l’ordre de 105 milliards de roupies pakistanaises, soit environ 554 millions d’euros.

Le Pakistan prévoit déjà des mesures de prévention, comme celle d’interdire l’accès aux différentes zones reboisées aux animaux et aux humains dans le but que les animaux ne dévorent pas les jeunes pousses et que les humains ne les écrasent pas. En tout cas, l’ONG Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) a qualifié ce projet de « vraie réussite pour la conservation des forêts ». Et ce, même si au départ, ce projet a été jugé irréaliste par certains.

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Une initiative bienvenue

Une initiative bienvenue, d’autant qu’ailleurs la situation n’est pas au beau fixe. L’Amazonie, par exemple, n’assure plus son rôle de poumon de la planète. C’est du moins ce qu’a avancé le mois dernier un collectif composé de plusieurs représentants d’ONG.

En effet, au premier semestre 2021, la déforestation en Amazonie a bondi de 17 % par rapport au premier semestre 2020, notamment en raison de la nouvelle politique du président brésilien Jair Bolsonaro. Si l’on ajoute à cela les nombreux incendies qui ont eu lieu sur place, on obtient ce que l’on peut qualifier de véritable désastre environnemental.

Or justement, récemment, nous expliquions que l’Amazonie émettait désormais plus de carbone qu’elle ne parvient à en retenir. Un changement qui risque d’avoir un impact considérable sur l’environnement. Il faut donc espérer que l’initiative du Pakistan ne restera pas isolée et que d’autres pays suivront le mouvement afin de compenser la perte induite par les changements ayant lieu au Brésil.

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