Le Parlement européen réclame un audit complet de Facebook

Des députés européens insistent pour auditer complètement Facebook suite aux nombreux scandales relatifs aux données d’utilisateurs au cœur desquels le réseau social s’est trouvé ces derniers temps. Parmi les plus gros scandales figure notamment l’affaire Cambridge Analytica.

Cette affaire concernait le siphonnage sans autorisation des données de 87 millions d’utilisateurs de Facebook.

Le Parlement européen entend effectuer un contrôle en profondeur de l’entreprise de Mark Zuckerberg. Il vise en premier lieu à évaluer les mesures de protection des données personnelles des utilisateurs mises en place par Facebook.

En second lieu, les députés ont recommandé à la plateforme de modifier sa politique de manière à lutter contre l’ingérence électorale.

Le Parlement européen affirme que Facebook n’a pas seulement abusé de la confiance des utilisateurs, mais le réseau social a également transgressé le droit de l’Union européenne.

Pas la première demande d’audit

Apparemment, le Parlement européen n’est pas le seul à vouloir passer Facebook au peigne fin. Plus tôt en octobre 2018, la Commission des libertés civiles ou Commission Libe du Parlement européen a aussi émis des requêtes allant dans ce sens.

Outre la demande d’audit et les modifications des règles sur Facebook, cette commission appelle aussi à la mise à jour des règles de concurrence de manière à les faire correspondre avec « la réalité numérique. » De plus, la Commission Libe déclare qu’il est nécessaire d’enquêter sur le possible monopole qu’exercent les grandes plateformes de médias sociaux.

Facebook écope d’une amende de 500 000 £

Ces résolutions et recommandations font suite à la comparution de Mark Zuckerberg devant la conférence des présidents du Parlement européen en mai 2018. De plus, les commissions parlementaires ont effectué une série d’audiences avec les membres du personnel de Facebook.

Bien que l’UE ait adopté un nouveau cadre juridique plus strict sur la protection des données en mai 2018, avec le RGPD, le scandale de Cambridge Analytica est survenu antérieurement à l’entrée en vigueur de ce texte. De ce fait, conformément à l’ancien cadre juridique, Facebook a été condamné à payer une amende de 500 000 de livres sterling, l’amende maximale prévue par ledit texte.

Pour lutter contre l’ingérence électorale à travers les réseaux sociaux, les députés européens préconisent d’accentuer les procédés de détection des publicités politiques, d’interdire le profilage ou l’analyse des comportements des utilisateurs à des fins politiques, de renforcer la lutte contre les faux comptes et les infox et, enfin, d’appliquer en ligne les garanties et règles électorales dans la vie réelle.

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