Le premier homme guéri du VIH vient de succomber à un cancer

Timothy Ray Brown alias le patient de Berlin est décédé d’un cancer le 29 septembre dernier. Une annonce douloureuse qui nous parvient de l’International AIDS Society (IAS). Pour tous ceux qui ne le savent pas, le personnage est connu comme étant la première personne à avoir guéri du VIH.

C’est à l’âge de 54 ans que Timothy Ray Brown quitte sa famille, douze ans après s’être remis du SIDA. Selon les informations, il est décédé des suites d’un cancer qu’il avait contracté du temps de son infection par le VIH. Apparemment, il a été traité pour cette affection, à domicile, depuis quelques mois.

Une flamme de bougie

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L’histoire retiendra de la vie du défunt le pas colossal fait dans le domaine de la médecine pour le traitement et la prise en charge des malades du SIDA. D’ailleurs, sa guérison et à ses témoignages, ont fait de lui une icône d’espoir pour ces derniers. La façon dont il a guéri est aussi une première, un cas toujours étudié par les scientifiques en quête de la voie vers d’autres succès du genre.

Timothy Ray Brown, celui qui est devenu le fameux « patient de Berlin »

Diagnostiqué positif au VIH en 1995, Timothy Brown était alors étudiant à Berlin. Obligé de vivre avec la maladie, il développera une leucémie une dizaine d’années plus tard. C’est le Dr. Gero Hutter qui s’occupe de son dossier à l’Université Libre de Berlin et qui lui fera faire des greffes de cellules souches issues de la moelle osseuse, en 2007.

Fort heureusement, le donneur avait une mutation génétique qui le rendait naturellement résistant au virus du SIDA. Gero Hutter pensait ainsi avoir des chances de venir à bout des deux problèmes en même temps. Finalement, les opérations, quoique rudes, étaient un succès. Les résultats ont aussitôt été présentés en conférence.

C’est ainsi qu’il est devenu le patient de Berlin. Il sortira de l’anonymat quelques années plus tard pour témoigner de sa guérison et encourager tous ceux qui font encore face à la maladie. Comme quoi il y a vraiment un espoir de guérison.

En 2018, Adam Castillejo, un autre malade du SIDA, traité cette fois à Londres, se remet de la maladie après avoir subi le même genre d’opérations. Le sujet obtient le surnom de patient de Londres, et c’est le deuxième à se remettre du syndrome.

Il y a quelques mois, une Californienne aurait aussi guéri sans avoir eu recours à la greffe de moelle. Un pas de plus vers l’objectif des scientifiques qui est, selon la présidente de l’IAS, de trouver un traitement effectif et une stratégie « grandement accessible pour permettre une rémission et des traitements passant par la modification des gènes ou des techniques qui boostent le contrôle immunitaire ».

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