Le patron de M6 critique la souplesse dont profiteraient Netflix et Disney+

Les plates-formes de SVOD ont connu, en très peu de temps, une immense explosion. Une explosion provoquée par le succès de Netflix, qui a su se diversifier grâce à des produits originaux, films comme séries, dont certaines productions signées de grands noms (comme Martin Scorsese, réalisateur emblématique de Casino et Taxi Driver). Puis sont arrivés de nouveaux concurrents, récents, comme Apple TV+, Amazon Prime Video mais surtout Disney+, et un carton plein grâce à The Mandalorian. Et cette concurrence, un patron français veut lui tordre le cou. Il s’agit de Nicolas de Tavernost, à la tête du groupe M6.

Dans une interview pour le JDD, l’homme est revenu sur la fronde contre les concurrents de la SVOD.

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Nicolas de Tavernost dénonce également une souplesse à l’égard de plates-formes comme Netflix ou Disney+.

Le patron du groupe M6 critique vivement les privilèges des services SVOD

Nicolas de Tavernost n’apprécie pas la concurrence nouvelle, notamment venue des USA, sur le marché de la SVOD. Lors de son interview pour le JDD, l’homme a expliqué que la France a besoin de “champions nationaux” pour tenir tête aux géants du secteur. Pour l’homme, il faut que les groupes télévisés s’unissent et qu’il s’agit là d’une grande discussion pour les années à venir. Nicolas de Tavernost évoque également Salto, plate-forme de SVOD de TF1, France Télévisions et M6, qui ferait face à certaines aberrations.

Nicolas de Tavernost explique que les actionnaires n’ont pas le droit de visionner le contenu proposé sur Salto, et que ce dernier sera découvert lors du lancement de Salto, en octobre prochain. Pour l’homme, la plate-forme de SVOD “connaît des entraves à son fonctionnement du fait des règles de non-concurrence“.

Selon Nicolas de Tavernost, de telles règles de non-concurrence ne semblent pas s’appliquer aux concurrents étrangers, comme Disney. L’homme trouve intolérable que la société ait pu racheter la Fox, qui possède des films comme Fight Club, Alien, Phantom of the Paradise, Suspiria… Pour le dirigeant de M6, “la réglementation française est beaucoup plus favorable aux plateformes qu’elle ne l’est pour les acteurs historiques“.

Le patron de M6 pense que si ces règles françaises subsistent, jamais les chaînes nationales ne pourront concurrencer des firmes comme Disney ou Netflix.

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