Le peegasm, une pratique potentiellement dangereuse

Après l’orgasme, vient maintenant le peegasm. Il s’agit d’une nouvelle tendance sexuelle qui consiste à se retenir d’uriner pour atteindre l’orgasme lorsqu’on se soulage après avoir attendu trop longtemps. Cette pratique est aujourd’hui très à la mode auprès des femmes, surtout celles qui sont constamment à la recherche de nouvelles sensations.

Le peegasm a été inspiré par un utilisateur Reddit. Le jeune homme à l’origine de cette mode a partagé l’expérience de sa petite copine qui, d’après lui, atteignait à chaque fois l’orgasme après s’être retenue d’uriner pendant un bon bout de temps.

« Ma copine m’a dit que lorsqu’elle se retenait de faire pipi, elle a souvent des orgasmes qu’elle ressent tout le long de sa colonne vertébrale jusqu’à sa tête. » Néanmoins, cette tendance inquiète les experts, car elle représente de nombreux risques pour la santé.

Une pratique qui n’est pas sans danger

D’après IFL Science, les orgasmes intenses provoqués par le fait de se relâcher après avoir attendu longtemps pour uriner seraient dus à la proximité du clitoris, du vagin et de l’urètre, le canal excréteur de la vessie, ainsi qu’à la stimulation du clitoris et de ses branches lorsque le col de la vessie s’ouvre pour laisser passer l’urine.

Même si le peegasm peut vous faire grimper au septième ciel, la pratique n’en est pas pour autant sans risque. Le fait de se retenir d’uriner provoque une stagnation de l’urine et une accumulation de bactéries qui peut être à l’origine d’une infection urinaire capable à long terme d’abimer les reins.

Des risques multiples

En plus des risques d’infection urinaire, la pratique trop fréquente du peegasm peut entraîner un relâchement des muscles de la paroi de la vessie et augmenter les risques de rétention urinaire.

Concrètement, c’est ce qui arrive lorsqu’on ne parvient pas à uriner complètement même si on en ressent l’envie.

Cela peut entrainer la pose d’une sonde urinaire. Si tout cela ne suffit pas à vous dissuader de tenter cette pratique, on peut également ajouter les risques de calculs rénaux ou de reflux vésico-urétéral. Dans ce cas, l’urine retourne dans l’urètre et les reins au lieu d’être expulsée.

Les médecins recommandent de ne pas se retenir plus de 10 à 15 minutes lorsque vous avez une envie pressante.