Le Pentagone se décide enfin à utiliser l’IA

Le JAIC ou Joint Artificial Intelligence Center créé récemment par le département de la défense des États-Unis vient de faire ses débuts. Le centre va superviser la stratégie de l’intelligence artificielle du Pentagone. Après des années d’exercices, Patrick Shanahan, le secrétaire adjoint à la défense, a finalement publié un document permettant au JAIC de s’établir.

Il déclare aussi qu’il faudrait environ trente jours pour connaître réellement ses missions et ses besoins en personnel.

Cependant, le document publié fin juin n’explique pas comment le centre accomplira ses tâches. Il en est de même pour la stratégie militaire. Cette stratégie établie par le Pentagone ressemble-t-elle à celle d’autres pays se focalisant dans le domaine ? Hissera-t-elle l’IA jusqu’au niveau de l’État comme pour la Chine ou pour la Russie ?

Il y a de cela quelque mois, Donald Trump a indiqué estimer que les technologies de l’intelligence artificielle relèvent de la sécurité nationale. JAIC serait-il alors la concrétisation des souhaits du président US ?

Un sommet de l’IA organisé par la Maison Blanche

Afin de discuter de la stratégie nationale concernant l’IA, la Maison Blanche a organisé un sommet consacré à l’intelligence artificielle. Cette réunion a réuni plus d’une quarantaine d’entreprises, dont Amazon, Nvidia, Google ou même Facebook.

Il a été déclaré que le gouvernement ne régulera pas l’usage et le développement de ces technologies. Selon Mikael Kratsios, un des conseillers chargés des nouvelles technologies à la Maison Blanche, le gouvernement ne sera pas celui qui freinera l’utilisation de l’intelligence artificielle.

Un comité spécial pour l’intelligence artificielle

Durant le sommet de l’IA, un comité spécial de l’intelligence artificielle a été formé. Ce comité est composé de divisions et de départements n’ayant pas de leadership. Selon un document publié par la Maison blanche, ce comité sera présidé par le Bureau de la politique scientifique et technologique de la Maison-Blanche (OSTP), la Fondation nationale des sciences (NSF) ainsi que de l’Agence des projets de recherche avancée de la Défense (DARPA)

L’OSTP et la NSF manquaient de meneurs et le président américain Donald Trump a finalement nommé un directeur pour l’OTSP la semaine dernière. Il s’agit du météorologue Kelvin Droegemeier. Si les choses avancent, l’administration Trump doit poursuivre ses efforts pour éviter de se faire devancer par ses principaux rivaux.