Le premier cœur artificiel conçu avec une imprimante 3D

La Suisse a réalisé une véritable prouesse. Une équipe universitaire a en effet réussi à développer un cœur en silicone à l’apparence très proche de celui des humains en s’appuyant sur une imprimante 3D. Malgré la durée de vie limitée de l’organe, une durée de vie limitée à une trentaine de minutes, il s’agit d’un bel exploit qui nous donne un autre regard sur l’impression en trois dimensions.

Imitant l’aspect doux d’un cœur organique, cet organe pèse environ trois cent quatre-vingt-dix grammes et il est également muni de deux ventricules. En revanche, la paroi constituante d’un cœur organique a été remplacée par une troisième cavité. Cette dernière permet de pomper le sang grâce à un système de pression.

Coeur 3D

N’ayant pas encore atteint leur objectif ultime, les initiateurs de ce projet poursuivent leurs recherches dans l’espoir d’un résultat plus concluant.

Un nouveau souffle dans la médecine

« L’axe de recherche est très intéressant parce qu’un des problèmes majeurs actuellement est l’insuffisance cardiaque terminale. » affirme le Professeur Mathias Kirsch, responsable de la chirurgie cardiaque adulte au CHUV à Lausanne. En effet, 26 millions de la population mondiale subissent des problèmes cardiaques tandis que les donneurs se font très rares.

Ce chiffre peut néanmoins diminuer grâce à cette découverte récente.

L’avantage de cet appareil réside également dans son coût assez abordable. Le Professeur Mathias Kirsch explique à ce sujet que : « D’après ce que j’ai vu, ce dispositif serait réalisé en silicone, ce qui semble pouvoir être beaucoup moins coûteux que les dispositifs actuels. »

Toutefois, un test effectué par l’EPFZ démontre que ce dispositif présente encore des défaillances sur sa capacité de fonctionnement, car il se limite à trois mille battements.

Une invention perfectible

Certes, ce cœur siliconé présente des avantages. Il opère d’abord de la même manière qu’un cœur normal. Puis, sa légèreté le démarque de tout autre dispositif déjà inventé auparavant.

Cependant, la faiblesse sur sa durée de vie demeure un obstacle. Cela empêche en l’occurrence son accès à l’usage effectif.

Les scientifiques de l’EPHZ, présidé par le doctorant Nicholas, sont effectivement conscients de l’enjeu que représente cette découverte. Le succès de ce prototype leur a donné la motivation nécessaire pour la poursuite de leurs recherches. D’ailleurs, Nicholas Cohrs a indiqué que : « Notre but n’était pas de présenter un cœur implantable, mais de réfléchir à une nouvelle voie pour le développement de cœurs artificiels. »

Jusqu’alors, la société biotechnologique française Carmat est le leader mondial en termes de fabrication de cœur artificiel. Toutefois, l’innovation que ce cœur siliconé apporte pourrait changer la donne.

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