Le premier navire de croisière muni d’un moteur hybride en route pour l’Arctique

L’opérateur de croisière norvégien Hurtigruten a annoncé le lundi 1er juillet dernier le lancement du premier navire de croisière muni d’un moteur hybride. Le bateau a été baptisé Roald Amundsen d’après le nom du célèbre explorateur norvégien qui a été le premier à atteindre le pôle sud.

Il peut transporter jusqu’à 500 passagers et a été conçu pour naviguer dans des eaux au climat rigoureux.

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Selon Daniel Skjeldam, le directeur exécutif de Hurtigruten, les moteurs fonctionnent principalement au gasoil marin. Cependant, le bloc-batterie du navire lui permettra d’avancer uniquement à l’électricité pendant une durée de 45 à 60 minutes dans de bonnes conditions.

Le Roald Amundsen quittera Tromsoe la semaine du 1er juillet pour rejoindre l’Arctique puis passera par le Passage du Nord-Ouest en Alaska avant de se rendre en Antarctique en octobre.

La contribution de la batterie

D’après la compagnie qui opère le navire, la présence de la batterie permettra de faire des économies en carburant. Elle diminuera aussi l’émission de dioxyde de carbone de 20 % si l’on compare avec les navires fonctionnant uniquement au gasoil marin.

Selon Skjeldam, le système du bateau a été conçu pour accumuler l’excès d’énergie des moteurs dans une batterie lorsque le navire n’en a pas besoin. Cette énergie pourra être utilisée plus tard pour faire tourner le moteur électrique. C’est ainsi un moyen de baisser les émissions de carbone sans avoir de stations de recharge à disposition.

Le futur de la navigation

Le directeur exécutif de Hurtigruten a déclaré que la société prévoyait de donner au moteur électrique une place importante dans sa flotte dans les années qui viennent. Cependant, les navires ne pourront pas utiliser uniquement les batteries car ils sont souvent en mer pour une durée de 18 à 20 jours, dans des endroits où il n’y a pas de stations de recharge.

L’entreprise espère que les infrastructures le long de la côte norvégienne évolueront pour permettre aux navires à moteurs électriques de se développer. Pour le moment, il n’y a en effet qu’à Bergen, la deuxième plus grande ville de Norvège, que les bateaux peuvent recharger leurs batteries. La société espère aussi que dans le futur, la recherche permettra de créer des batteries à la fois plus légères et plus efficaces.

Après les voitures, ce sont maintenant les bateaux qui se dotent de batteries et de moteurs électriques. Espérons que cette tendance va continuer et on pourra ainsi remplacer les carburants fossiles soit par des carburants verts soit directement par l’électricité.

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