Le premier prototype du Stratobus est prévu pour 2018

Thales Alenia Space (TAS) travaille depuis 2015 sur le développement d’une plateforme baptisée Stratobus. Concrètement, il s’agit d’un ballon stratosphérique qui complète la technologie des satellites et des drones. Le projet a été mis en avant lors de l’édition 2017 du salon du Bourget. La start-up a saisi cette occasion pour annoncer le premier prototype à échelle réduite fin 2018.

Le 19 juin 2017, la société a également dévoilé sa prise de participation minoritaire dans Airstar Aerospace. La construction du Stratobus dépendra ainsi du savoir-faire de cette dernière en matière d’aérostats. La plateforme sera autonome et exclusivement alimentée en énergie solaire. Sa durée de vie opérationnelle est estimée à plusieurs années.

Stratobus

Le Stratobus sera positionné à 300-600 mètres d’altitude. La version à échelle réduite mesurera quarante mètres de long.

Une démonstration à 20 km d’altitude

L’objectif du groupe sera de réaliser une démonstration à travers un vol à vingt kilomètres d’altitude en 2020. Cela justifierait le choix d’Airstar, notamment pour son expertise dans la conception d’enveloppes en textile polymère.

C’est « le plus performant, le plus léger et le plus résistant au monde, capable de porter plus de 10 tonnes sur un tissu aussi fin qu’une feuille de papier », a noté Romain Chabert, directeur de l’entreprise grenobloise.

« Elle doit être à la fois étanche et ultrarésistante, car à 20 km d’altitude il faut pouvoir résister aux rayonnements cosmiques, aux rafales de vent puissantes, aux gaz oxydants tels l’ozone, dans une atmosphère 100 fois moins dense qu’au sol. » a-t-il ajouté.

Un instrument multifonctionnel

Le Stratobus fonctionne comme un satellite stationnaire. Il dispose d’une portée régionale détaillée. Il est capable de couvrir une zone qui s’étend sur environ cinq cents kilomètres. La version finale devrait mesurer jusqu’à cent quinze mètres de long pour un poids de cinq tonnes. Ses piles combustibles lui procurent une autonomie complète qui dure une année.

Cet instrument pourrait être d’une grande utilité dans la réalisation des missions civiles ou militaires de télécommunications. Il pourra également être utilisé pour d’autres motifs tels que la surveillance et les observations. Il est effectivement équipé d’équipements complets embarqués qui pèsent 250 kg.

De son côté, Jean-Philippe Chessel, Directeur de la ligne de produits Stratobus pour Thales Alenia Space, s’est montré confiant. « Les technologies sont maintenant prêtes, que ce soit en termes de matériaux, de panneaux solaires, de stockage d’énergie. » a-t-il affirmé.

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