Le prochain Assassin’s Creed sera un jeu-service

Toujours prompt à céder à l’appel de la rentabilité à très long terme, Ubisoft s’apprêterait à passer sa franchise de jeux d’action-aventure Assassin’s Creed dans la moulinette du jeu-service : c’est ce que nous apprend Jason Schreier, ex-rédacteur en chef de Kotaku, dans une révélation publiée pour les pages du site Bloomberg.

Appliquant le modèle de titres comme Destiny, Overwatch ou Fortnite, reposant sur de l’apport de contenu régulier et de monétisation permanente, ce projet nommé Assassin’s Creed Infinity serait prévu pour l’horizon 2024…

Une image d'Assassin's Creed Walhalla
Une image d’Assassin’s Creed Walhalla – Crédits Ubisoft

Welcome to the World of Assassination

Assassin’s Creed Infinity est ainsi décrit comme une “plateforme en ligne massive évoluant avec le temps” et qui permettrait de jouer dans plusieurs environnements contenus dans leurs “jeux” individuels, différents mais non moins connectés entre eux. De nouveaux environnements et périodes temporelles pourraient ainsi été ajoutés à la plateforme “dans les mois et années” suivant sa sortie.

L’existence du projet Assassin’s Creed Infinity aurait été confirmée par une porte-parole d’Ubisoft, déclarant que l’éditeur aurait pour but “d’excéder les attentes des fans ayant demandé une approche de plus cohérente” pour la franchise de jeu d’action – de là à y voir un désir de jeu-service…

Deux studios alternent habituellement le développement des jeux Assassin’s Creed : Ubisoft Montreal et Ubisoft  Quebec ont développé les épisodes Valhalla et Odyssey respectivement. Une méthode de production telle qu’elle aurait développé une rivalité entre les deux équipes qui, en avril dernier, ont été sujettes à une consolidation… Ce mariage arrangé pourrait bien poser problème pour le projet Infinity

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Problèmes en interne

L’article revient également sur les différentes affaires de harcèlement au travail ayant parcouru Ubisoft l’année dernière. Plusieurs voix issues des rangs de l’éditeur s’étaient ainsi élevées face à une culture toxique entretenue par différentes figures de direction de projet et autres managers, dont certains ont été licenciés depuis.

Yves Guillemot, PDG d’Ubisoft, a ordonné la signature d’un nouveau  “Code de Conduite” le 14 juin dernier en réaction à ces accusations – mais comme le rapporte le syndicat Solidaires Informatiques, peu d’actions concrètes ont été mises en place pour pallier aux problèmes de harcèlement, et plusieurs “managers sortis de la presse” seraient “toujours en poste, dans les locaux de Floresco, à Ubisoft Nadeo ou Ubisoft Montréal“.

En plus du mouvement #MeToo, une autre disruption en interne se forme au sein d’Ubisoft : plusieurs employés serait opposés au projet Assassin’s Creed Infinity en réponse à une lassitude grandissante au sein des équipes de développement, épuisés par l’enchainement de projets triple-A à ambition titanesque. L’entretien d’un jeu service requiert une attention toute particulière en termes de production régulière et constante de contenu, et ce dernier projet pourrait bien s’étendre sur du très, très long-terme à en croire son ambition.