Le prochain lancement de SpaceX sera marqué par deux étapes importantes par rapport à la réutilisation du matériel

Cela fait un certain temps que la compagnie SpaceX n’a pas lancé de fusée. Sa dernière mission a en effet eu lieu le 6 août dernier et consistait à la mise en orbite du satellite AMOS-17 à l’aide du lanceur Falcon 9.

Maintenant, l’entreprise prévoit de reprendre du service avec le lancement en orbite basse du deuxième lot de satellites Starlink le 11 novembre prochain.

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Ce lancement sera important pour SpaceX puisque deux étapes majeures seront franchies ce jour-là en ce qui concerne la réutilisation du matériel. Ce sera en effet la première fois que la compagnie tente d’utiliser le même lanceur Falcon 9 pour la quatrième fois. Celui qui sera utilisé avait déjà lancé les missions SAOCOM 1-A le 8 octobre 2018, Nusantara Satu et Beresheet le 22 février de cette année, et Iridium 7 le 25 juillet dernier.

D’autre part, la société tentera également de réutiliser une coiffe de protection pour la première fois. Celle qui sera utilisée le 11 novembre a été récupérée après la mission Arabsat-6A en avril dernier.

SpaceX continue ses tests sur sa fusée réutilisable

En ce qui concerne la coiffe récupérée en avril, coiffe qui appartenait initialement au lanceur Falcon Heavy, on ne sait pas dans quelles mesures elle a été réparée avant de pouvoir être réutilisée. Comme elle a été récupérée dans l’océan Atlantique, il a sûrement fallu procéder à un traitement spécial pour amenuiser les effets de l’eau salée sur le matériel.

En tout cas, SpaceX peut se permettre de prendre certains risques puisque la compagnie va lancer ses propres satellites. Ainsi, les représentants de l’entreprise n’auront pas besoin de convaincre un potentiel client concernant la réutilisation d’une coiffe de protection.

L’inquiétude des astronomes

Depuis que SpaceX a lancé ses 60 premiers satellites Starlink, certains astronomes ont déploré l’apparition d’une traînée lumineuse, une traînée qui semble avoir réduit la visibilité des étoiles. Ils s’inquiètent aussi de la pollution lumineuse que va provoquer la mise en orbite terrestre des milliers d’autres éléments nécessaires au fonctionnement de Starlink.

Par rapport à ce problème, SpaceX s’est engagé à minimiser autant que possible les effets de ses satellites. Toutefois, l’entreprise compte atteindre un effectif de 10 000 éléments ou plus dans le but de fournir un accès Internet à large bande dans le monde entier.

Malgré les inquiétudes sur le nombre élevé des satellites Starlink, le lancement du 11 novembre prochain représente également une étape importante pour l’industrie des lanceurs. Ce lancement va en effet prouver qu’il est possible d’utiliser plusieurs fois certaines parties d’une fusée, ce qui aura comme effet à long terme une diminution significative des coûts de lancement.

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